Miyachi, le confesseur des supérettes de Tokyo

En japonais, le mot konbini désigne ces commerces de proximité dont le rideau, en général, ne tombe jamais. Tout ce que Tokyo compte de fêtards en goguette y fait escale, à une heure plus ou moins avancée de leur soirée, pour acheter une canette. Un de ces phares dans la nuit nippone sert d’ailleurs de décor au roman best-seller de Sayaka Murata, La Fille de la supérette (Denoël & d’ailleurs, 2021).

Grand amateur de konbini, Leon Miyachi Pearl a décidé de tendre son micro devant leurs portes. En 2021, ses interviews improvisées, sous-titrées en anglais, ont commencé à être diffusées sur la chaîne YouTube “Konbini Confessions”. Quelle est votre odeur préférée ? Quel animal pourriez-vous vaincre en combat singulier ? Quel est le sens de votre vie ? “Les situations peuvent assez vite devenir absurdes, et une deuxième saison a commencé fin août”, relate The Japan Times.

Le quotidien anglophone de Tokyo consacre un article à l’émission de ce rappeur qui se fait appeler Miyachi. Né à New York, il partage désormais son temps entre les États-Unis et le Japon. Certains de ses morceaux où il déclare son amour pour les konbini cumulent plusieurs millions d’écoutes sur les plateformes.

Pendant le confinement, Miyachi s’est retrouvé bloqué à Brooklyn. Réfugié sur son ordinateur, le jeune homme a découvert la chaîne YouTube “Sidetalk”, qui regorge d’interviews déjantées avec les habitants de différents quartiers de New York. C’est là qu’il a imaginé le concept de “Konbini Confessions”.

Petits refuges œcuméniques

“Les vidéos qui montrent souvent Miyachi sirotant une Strong Zero ou une autre canette de chuhai (des boissons alcoolisées) en pleine conversation avec des interviewés sont foutraques et marrantes, applaudit le Japan Times. Et elles lèvent le voile sur une facette du Japon qui n’est pas souvent montrée par les vidéos YouTube parlant du pays.” Avec sa comparse portant la caméra, la photographe et grande connaisseuse de la vie tokyoïte Yuri Horie, le duo insiste pour placer la bienveillance au centre de leur projet. Et s’assure de recueillir le consentement des personnes filmées, à qui ils offrent une libre antenne.

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