Mitry-Mory : elle réclame une exception pour son fils victime de la voiture-bélier de Sept-Sorts

Hendrik Delaire
Mitry-Mory, le 2 novembre. Céline déplore que la municipalité de Mitry-Mory dont elle est employée ne l’autorise pas à fractionner ses journées enfant malade en heures pour amener son fils témoin et traumatisé par l’attaque à la voiture-bélier de Sept-Sorts, chez le psychologue

Présente avec son fils lors de l’attaque à la voiture-bélier à la pizzeria de Sept-Sorts, une agent municipale de Mitry-Mory a vu rejetée sa demande d’aménager ses jours enfant malade pour conduire son fils chez le psychologue.


« La municipalité aime rappeler qu’elle est humaine et solidaire mais dans une circonstance exceptionnelle, elle ne fait pas preuve d’empathie ». Céline, qui travaille pour la mairie de Mitry-Mory, ne comprend pas la réponse de son employeur.

Le 14 août dernier, cette mère de famille mitryenne se trouvait à la terrasse de la pizzeria de Sept-Sorts avec son mari, sa belle-fille et son fils David âgé de 6 ans lorsque David Patterson a foncé sur les clients avec une voiture, faisant un mort et douze blessés.

Depuis le drame, Céline et David sont tous les deux suivis par un psychologue. « Les premiers jours, David ne voulait plus sortir. Il pleurait lorsque nous allions commander un menu au Mc Do. Il m’a même demandé si une voiture pouvait rentrer chez nous ! », raconte la mère de famille qui doit conduire son enfant chaque mardi à 11 h 45 au centre médico-psychologique de Villeparisis.

Problème : cette employée des espaces verts prend sa pause déjeuner à midi. « Il faudrait que je quitte le travail à 11 h 15 pour aller le chercher à l’école. Pour l’instant je pose des demi-journées enfant malade. Mais, à ce rythme, en 2018 je vais rapidement les épuiser ».

Céline demande donc à la municipalité fractionner exceptionnellement ses journées de congés en tranches de 45 minutes pour conduire son fils chez le psychologue chaque mardi aussi longtemps qu’il en aura besoin.

« Selon le règlement intérieur, les journées ne peuvent pas être fractionnées. Nous avons proposé une solution alternative à cette maman pour bénéficier de ces 45 minutes tous les mardis si elle restituait soit une demi-journée de travail toutes les six semaines ou une journée de travail toutes les onze semaines en contrepartie. Cette proposition de réaménagement de son emploi du temps (...)

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