Mission lunaire de la sonde chinoise Chang'e-6: à son bord, DORN, le chercheur de radon

L'an dernier, le président Xi Jinping avait offert à la France un échantillon de prélèvements lunaires effectués lors d'une précédente mission spatiale. Cette fois-ci, la coopération entre la Chine et la France va plus loin. La sonde Chang'e-6 a été lancée ce 3 mai avec à son bord plusieurs instruments, dont DORN, un outil conçu par des scientifiques français.

DORN pour « Detection of Outgassing Radon », soit en français « Détection du dégazage de radon ».

L'instrument a été conçu à l'IRAP, l'institut de recherches en astrophysique de Toulouse.

Il est grand comme deux feuilles de papier. Il permettra d'étudier comment le radon, un gaz noble, se déplace à la surface de la Lune.

Pourquoi mesurer un tel phénomène ? Parce qu'on trouve sur la Lune quelque chose qui intéresse beaucoup les agences spatiales : de l'eau.

Pierre-Yves Meslin, chercheur à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie, est l'un des concepteurs de DORN. « Ce qui nous intéresse, c'est de savoir comment les gaz peuvent migrer jusque dans les régions polaires, là où on peut former des glaces, puisqu'on sait qu'il y a des réservoirs d'eau au niveau des régions polaires. En comprenant mieux comment les gaz migrent depuis les régions chaudes vers les régions froides, on comprendra mieux ce qui fait que de la glace d'eau a pu s'accumuler au niveau des pôles », explique-t-il au micro de Victor Costa-Mounier, du service sciences de RFI.

Décollage de la mission Chang'e-6 avec DORN à son bord ce 3 mai. Alunissage prévu le 2 juin.


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