Mission impossible : trouver un appart à Berlin

Photo geralt / Pixabay / CC

Lena Karger est journaliste pour le quotidien Die Welt. Dans les colonnes de son journal, elle raconte comment elle a échoué dans sa recherche d’un nouveau logement dans la capitale allemande. Actuellement en colocation avec six autres personnes, au-dessus d’un bar qui joue de la musique live et fait aussi karaoké, elle a envoyé 60 demandes, a passé cinq entretiens pour de nouvelles colocations et n’a pourtant pas réussi à signer un nouveau bail. Lena Karger ne peut que constater que la situation s’est aggravée :

“Trouver un logement, surtout dans les grandes villes, a toujours été difficile. Mais ces derniers temps, cela semble impossible. Hambourg, Cologne, Munich : les appartements se font rares partout. Lors des visites, les candidats se marchent sur les pieds. Les annonces sont souvent désactivées après quelques minutes seulement.”

De plus, l’augmentation du prix de l’énergie a fait monter le prix des loyers (comptez 700 euros environ pour une chambre dans une colocation à Berlin), tandis que les places en colocation se libèrent moins vite qu’auparavant car les étudiants, ayant prolongé leur cursus en raison du Covid, ne déménagent pas. “Le passage de l’appartement en colocation à votre propre appartement ne dépend plus de votre propre décision, mais c’est comme gagner à la loterie”, remarque Lena Karger. D’ailleurs, les étudiants et les jeunes ne sont pas les seuls concernés et de nombreuses familles cherchent désespérément.

La colocation : un système vertueux ou un enfer ?

Au fil de sa recherche, la jeune journaliste se rend compte qu’elle ne pourra pas emménager dans son propre appartement et qu’elle devra à nouveau opter pour la colocation. Elle se raisonne en se disant que cela est sans doute plus écolo, voire tendance puisque certains couples, comme celui de Sabine Rückert, rédactrice en chef adjointe du quotidien Die Zeit, font même le choix de cohabiter avec d’autres couples dans des collectifs résidentiels. Bien sûr, on choisit son partenaire avec en général bien plus de soin que ses colocataires. Et souvent “l’horreur commence. Vous évitez de prendre le petit déjeuner en même temps. Le bruit de la clé de l’autre dans la serrure déclenche des vagues de stress. Une bouteille d’huile d’olive vide suffit à le faire passer pour un égoïste stupide. Les conflits directs sont évités et menés de manière passive-agressive dans le groupe WhatsApp.”

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