Un missile israélien abat une "cible" au-dessus du Golan

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Le plateau du Golan en Syrie dans une photos du 27 novembre 2014 où trois miliciens prorégime ont été tués et deux blessés dans un bombardement israélien qui a visé leur camp dans la localité de Qouneitra

Le plateau du Golan en Syrie dans une photos du 27 novembre 2014 où trois miliciens prorégime ont été tués et deux blessés dans un bombardement israélien qui a visé leur camp dans la localité de Qouneitra

Jérusalem (AFP) - L'armée israélienne a annoncé avoir abattu jeudi une "cible" au-dessus du plateau du Golan occupé, quelques heures après que la Syrie l'eut accusée d'avoir frappé une position militaire près de l'aéroport de Damas.

"Le système de défense aérien Patriot a intercepté une cible au-dessus du plateau du Golan", a affirmé l'armée sur son compte Twitter, sans donner plus de détails.

Les médias israéliens ont indiqué que la "cible" était un drone, mais une porte-parole de l'armée a refusé de commenter l'information.

L'agence officielle syrienne Sana avait affirmé plus tôt que plusieurs missiles israéliens avaient frappé une position militaire au sud-ouest de l'aéroport international de Damas, tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait indiqué qu'un dépôt d'armes, appartenant vraisemblablement au Hezbollah libanais, avait explosé près de l'aéroport.

Le Hezbollah, ennemi juré d'Israël, est un allié du régime de Bachar al-Assad dans sa guerre contre les rebelles.

En Israël, le ministre du Renseignement Israël Katz a déclaré que la frappe présumée était "cohérente" avec la politique israélienne, sans confirmer une responsabilité de son pays.

La Russie, alliée du régime syrien, a condamné l'attaque et a appelé à la "retenue". Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov n'a pas indiqué si Israël avait prévenu la Russie de l'imminence d'un bombardement, se contentant de souligner que les ministères de la Défense des deux pays avaient un "dialogue constant".

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman était mercredi à Moscou où il a affirmé à son homologue russe Sergueï Choïgou que l'Etat hébreu ne permettrait pas "la concentration des forces iraniennes ou du Hezbollah à la frontière du Golan", selon son bureau.

L'Etat hébreu a effectué à plusieurs reprises depuis 2013 des frappes contre des cibles syriennes ou du Hezbollah.

En mars, Israël avait reconnu avoir mené un raid près de Palmyre (centre) contre un convoi d'armes "sophistiquées", présenté comme destiné au Hezbollah.

Ce raid a provoqué une riposte de l'armée syrienne, leur plus sérieux incident depuis le début du conflit syrien.

Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu'il a annexés, une décision que n'a jamais reconnue la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Israël et la Syrie sont techniquement toujours en état de guerre.

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