Miss Marvel, la première super-héroïne musulmane de Marvel, arrive sur Disney+

Miss Marvel - Marvel
Miss Marvel - Marvel

Sixième mini-série du MCU, Miss Marvel débarque sur Disney+ à partir de ce mercredi 8 juin. Après plusieurs programmes assez sombres, le studio propose pour la première fois une série réellement tournée vers le public adolescent.

On y suit les aventures de Kamala Khan (Iman Vellani), fan de super-héros et de Captain Marvel coincée dans une famille rigoriste. Un soir, après avoir reçu un cadeau de sa famille, Kamala Khan découvre qu'elle possède elle aussi ses propres super-pouvoirs. Le début d'une grande aventure!

Aux commandes de cette mini-série, un duo de réalisateurs belges, Adil El Arbi et Bilall Fallah. Principalement connus pour le thriller Gangsta et le blockbuster Bad Boys III, ils proposent une série très colorée, très éloignée du style classique Marvel, rythmée sur Blinding Lights, le tube de The Weeknd.

"Quand on a lu la BD, on a vu que c'était très flashy. On aime bien ces couleurs. On voulait surtout entrer dans la tête de ce personnage de Kamala Khan, qui a toujours la tête dans les nuages", confie à BFMTV Adil El Arbi, qui a opté avec Bilall Fallah pour incruster dans l'image des animations en 3D.

"C'est une crème, Kevin Feige"

"Dans le scénario, les animations n’étaient pas indiquées. On s'est dit que ce serait cool si on pouvait utiliser cette esthétique très comics", poursuit-il. "On n'était pas sûr que Marvel nous laisse le faire, parce que c’est différent des autres séries et films du MCU." Mais Kevin Feige, le patron de Marvel Studios, a été sensible aux arguments du duo:

"Il nous a dit de ne pas en abuser, que c'était d'accord du moment que c'était bien pour la scène et l’histoire. C’est une crème, Kevin Feige. Il ne dit jamais 'non'. Il fait toujours tout pour satisfaire les réalisateurs. Il veut créer les meilleures conditions pour qu’on soit le plus créatif."

"Notre style correspondait aussi à ce qu'il voulait pour le personnage. Kevin aimait le fait d'avoir un style très vibrant, très rapide, avec beaucoup de mouvements de caméra, tout en allant dans la profondeur dans les personnages", détaille Adil El Arbi, qui s'est inspiré de séries pour ados comme Parker Lewis et Incorrigible Cory.

"On n'est pas trop dans les comics"

Avant de réaliser Miss Marvel, les deux réalisateurs ignoraient tout de Kamala Khan et de Miss Marvel. "On a surtout grandi avec des films Marvel. On n'est pas trop dans les comics. On était surtout bandes dessinées belges comme Tintin, Thorgal ou Bob et Bobette", énumère Adil El Arbi.

L'idée de participer à un tel projet leur est venue en 2019, lors du montage de Bad Boys III. C'est le succès mondial d'Avengers Endgame qui leur donne des idées: "On se disait pour rire que la prochaine étape était de faire un Marvel! On déconnait en disant qu'on ferait bien un super-héros musulman sans savoir que ça existait vraiment!"

"Puis nos managers et nos agents nous ont dit que Marvel était en train de développer une série sur un personnage musulman!", se souvient le duo. "On a rencontré Kevin Feige, on est tombés amoureux du personnage, de cet univers-là et on a essayé de le convaincre de nous donner ce job."

"Un personnage qui fait nous penser à nous-même"

Ils se sont si bien adaptés à Marvel que beaucoup de leurs idées pour Miss Marvel ont été retoquées car certaines se trouvent déjà dans de futures productions du MCU. Pour autant, le duo ignore tout de The Marvels, la suite de Captain Marvel prévue pour juillet 2023 et dont Kamala Khan sera la star.

"Des fois, on pitchait une idée et ils nous répondaient qu'on ne pouvait pas le faire, parce que c’était en conflit avec un autre univers! Mais on ne savait pas dans quel projet!", s'amuse Adil El Arbi. "On voulait juste savoir ce qui se passait dans Spider-Man ou Doctor Strange, mais Kevin ne voulait rien nous dire..."

Adil El Arbi et Bilall Fallah se disent très fiers d'avoir pu filmer la première super-héroïne musulmane de Hollywood et du MCU. "C’est un grand honneur. C'est un personnage qui fait nous penser à nous-même", raconte Adil El Arbi. "Il y a toute une génération de filles qui vont voir un personnage qui leur ressemble."

En attendant de réaliser un film pour Marvel, Adil El Arbi et Bilall Fallah creusent leur sillon à Hollywood et savent se rendre indispensables. Accaparés par un film sur Batgirl conçu pour HBOMax ("Ce sera dark", préviennent-ils), ils ont décliné Le Flic de Beverly Hills 4. Prochaine étape pour eux: réaliser des projets personnels à Hollywood.

Article original publié sur BFMTV.com

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