Avec Miss France, "on est téléporté dans la société des années 1950" : des associations féministes dénoncent l'anachronisme du concours de beauté

Jérôme Jadot
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Miss France célèbre samedi soir son centenaire "dans une bulle sanitaire" au Puy-du-Fou. L'émission, diffusée en direct sur TF1, verra s'affronter 29 candidates âgées de 18 à 24 ans en tenue de soirée et en maillot de bain. Une image de la femme de plus en plus critiquée.

Certains n'y voient que glamour, paillettes et féérie, d'autres une tradition "ringarde et sexiste" qui "rabaisse les femmes au rang de potiches". C'est ce que dénonce Osez le féminisme. Sa porte-parole Céline Piques pointe du doigt le règlement du concours Miss France : 1m70 minimum, pas de femmes mariées, pacsées ou avec enfant ni celles ayant posé dénudées. "C'est l'archétype de la jeune femme à marier et donc on attend qu'elle soit disponible et puis de bonne moralité, critique Céline Piques. Il y a quelques semaines ou mois, il y a eu une Miss exclue parce qu'elle avait posé seins nus pour une campagne contre le cancer du sein. Donc vraiment on est téléporté dans la société des années 1950."

"L'élection très en phase avec les problèmes de société"

Un anachronisme que réfute l'ex-lauréate Sylvie Tellier qui dirige aujourd'hui la Société Miss France. Dans la période actuelle, "on a besoin de joie, de bonheur, de rêve", déclare-t-elle samedi 19 décembre sur franceinfo, à quelques heures de l'édition 2021 qui a fait les choses en grand malgré la crise sanitaire du Covid-19. "Une scène posée sur l'eau, énormément de dispositifs scéniques, des chevaux, de la pyrotechnie, beaucoup de surprises, décrit Sylvie Tellier. "Dans le climat actuel on a besoin de fête et de magie", (...)

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