Miss France 2022: Les 29 candidates auront un contrat de travail

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Pour la première fois, les candidates de Miss France vont bénéficier d'un contrat de travail pour la cérémonie. (Photo: CHRISTOPHE SIMON via Getty Images)
Pour la première fois, les candidates de Miss France vont bénéficier d'un contrat de travail pour la cérémonie. (Photo: CHRISTOPHE SIMON via Getty Images)

MISS FRANCE - Une décision inédite. Pour la première fois de l’histoire du concours Miss France, les concurrentes bénéficieront d’un contrat de travail. C’est ce qu’a assuré la productrice du show, Alexia Laroche-Joubert, au cours d’une conférence de presse donnée ce mercredi 17 novembre dans les locaux de TF1.

“On a travaillé sur la ligne éditoriale de l’émission de cette année. Cela aura des conséquences juridiques”, a-t-elle assuré, précisant que ledit contrat de travail signé par les 29 prétendantes au titre sera valable “lors de la cérémonie”.

Quid des semaines de préparation à l’émission qui ont commencé ce même mercredi? Quid également des clauses de ce contrat de travail? Aucune information supplémentaire n’a été donnée à ce sujet, Alexia Laroche-Joubert étant partie avant le moment des questions-réponses.

Un changement de cap

Au lendemain de la saisine, au mois d’octobre, des prud’hommes par l’association Osez le féminisme, selon laquelle le concours enfreint le droit du travail, la nouvelle présidente de la société Miss France avait alors exprimé un tout autre point de vue.

“C’est un concours, ce n’est pas régi par le droit du travail, a-t-elle martelé dans un premier temps sur BFMTV. En revanche, il y a un règlement du jeu. Ce n’est pas comme Koh-Lanta qui dure 40 jours. Cela n’a rien à voir. Il y a un statut pour ça, il y a des règlements du jeu”.

La procédure, intentée devant le conseil des prud’hommes de Bobigny, vise les sociétés Miss France et Endemol Production, a précisé l’association dans un communiqué. Endemol “utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail”, estiment les requérantes.

“Tuer le concours, tuer Miss France

Les candidates à la couronne de beauté ne signaient, jusqu’alors, aucun contrat de travail avec les organisateurs du concours, mais leur relation avec Endemol devait bien s’analyser comme celle liant un salarié à son employeur, d’après l’association, qui s’appuie sur une jurisprudence de 2013.

Alexia Laroche-Joubert n’a pas beaucoup apprécié ces accusations. “Ce genre d’action, c’est souvent le fait de quelques groupes de néo-féministes qui profitent de la visibilité médiatique des semaines qui précèdent le concours pour s’offrir un moment de buzz”, a-t-elle dénoncé lors de la conférence de presse de ce mercredi. Un point de vue partagé par le producteur artistique de l’émission, Frédéric Gilbert, selon qui “Miss France ne se résume pas qu’à des polémiques, c’est un des plus gros shows de la télévision française”.

La présidente de la société Miss France ajoute: “J’étais prête à les rencontrer, mais leurs dernières positions dans la presse, et notamment dans L’Obs, montrent que toutes ces tactiques sont faites pour tuer le concours, tuer Miss France. Ce n’est donc pas possible de dialoguer avec elles.” La hache de guerre n’est pas enterrée.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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