Mise en examen de Sarkozy : Hortefeux, sa vie sans l’ex-chef d’État

Valérie Hacot
Brice Hortefeux a rencontré Nicolas Sarkozy en 1976, à un meeting de Jacques Chirac

Les deux amis et complices politiques n’ont plus le droit de se parler ni de se voir, selon une décision des juges dans le cadre du financement de la campagne de 2007. Dur à vivre pour l’ex-ministre de l’Intérieur.


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé… Cela fait maintenant plus de trois semaines que Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy n’ont plus le droit de se parler.

Dans la foulée de sa mise en examen le 21 mars dernier pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel et détournement », dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne électorale de 2007, l’ex-président a en effet été placé sous contrôle judiciaire.


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Cette mesure lui interdit de rentrer en contact avec différents protagonistes de ce dossier tentaculaire, dont son éternel compagnon de route, Brice Hortefeux, qui a lui aussi été entendu par les enquêteurs dans cette affaire.

«Bien sûr il me manque, je le vis mal»

Depuis, les proches des deux compères le jurent : entre eux le fil est coupé. Plus un appel, ni même un texto ou un simple mail… Une situation inédite dans leurs 42 ans – ils se sont rencontrés en 1976 à un meeting de Jacques Chirac – d’histoire politique et amicale commune : « Bien sûr il me manque ! Je le vis mal. Pour moi, c’est une mesure humiliante, c’est tout », soupire un peu tristement l’ex-ministre de l’Intérieur.

Nicolas Sarkozy a beau avoir pris du champ avec la vie politique, ses contacts avec son vieux complice n’en demeuraient pas moins très réguliers : « On se parlait moins que durant la primaire de la droite où c’était tous les jours. En règle générale, on échangeait toujours au moins une fois par semaine », précise Hortefeux, qui reste peu disert sur le sujet. « Il ne m’en parle pas, il souffre en silence », coupe court un de ses amis de longue date.

Brice «fait partie de sa vie»

Quant à Nicolas Sarkozy, il n’est pas non plus du (...)

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