Mise en examen d'Agnès Buzyn : Bernard-Henri Lévy déplore "un climat de populisme pénal"

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Il pointe une "mauvaise dérive". Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews, le philosophe Bernard-Henri Lévy a exprimé son malaise vis-à-vis de la mise en examen de l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn pour sa gestion de la crise du Covid-19. Il dénonce notamment "un climat de populisme pénal". 

"Il y a un climat de populisme pénal dans lequel nous baignons depuis le début de la crise sanitaire qui me préoccupe beaucoup", développe-t-il, citant notamment "les perquisitions chez les ministres" et maintenant cette mise en examen. 

"C'est une mauvaise dérive"

Pour l'invité d'Europe 1, "la justice est en train d'outrepasser ses droits". Plus globalement, il regrette que la justice soit "à l'écoute d'une voix profonde qui dit que 'les politiques doivent tout savoir, tout prévoir', et que 's'il y a des morts, c'est la faute des politiques". Et de conclure : "Je crois que c'est une mauvaise dérive". 

Interrogé sur les manifestations contre le pass sanitaire qui durent depuis maintenant neuf semaines, "BHL" est partagé. "J'y vois un vrai appétit de liberté, je le comprends bien. Cette envie de ne pas être fiché, l'idée de ne pas être réduit à un numéro et à un code-barre dans notre téléphone portable". Mais, ajoute-t-il, évoquant notamment les slogans antisémites ou complotistes affichés par certains manifestants, "s'emparant de cette tendance légitime, il y a quelque chose qui ne sent pas bon, et qui ressemble à la mauvaise tradition française". 

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