"Je suis un miraculé" : un rescapé de l'incendie du bar Cuba Libre à Rouen témoigne

Nahim est l'un des rescapés de l'incendie de ce bar, qui a fait 14 morts dans la nuit du 5 au 6 août 2016 à Rouen. Avant de témoigner au procès, il livre à BFMTV son récit de cette soirée dramatique.


"'A l'aide', 'Au secours', 'Aidez-moi', j'entendais que ça autour de moi", se souvient Nahim. A l'époque âgé de 20 ans, il est l'un des trois rescapés de l'incendie du Cuba Libre. Dans la nuit du 5 au 6 août 2016, 14 personnes sont mortes dans l'incendie de ce bar de Rouen, dont le sous-sol avait été aménagé sans autorisation en boîte de nuit.

Le procès du propriétaire et du gérant des lieux, deux frères, s'est ouvert ce lundi. Ils comparaissent pour "violations manifestement délibérées d'une obligation de sécurité ou de prudence". Beaucoup de questions entourent la gestion de l'établissement où était organisé un anniversaire au moment du drame.

"Le feu s'est ensuite propagé hyper vite"

Nahim retrouvait ce soir-là sa cousine, morte dans l'incendie. C'est au moment où une jeune fille est allée chercher le gâteau, allumé avec des bougies fontaines, que la soirée a pris une tournure dramatique.

"En redescendant les escaliers, elle s'est arrêtée au niveau de la trappe et c'est là que le gâteau a touché un peu le plafond. Le feu s'est ensuite propagé hyper vite, en quelques secondes, même pas une minute. L'escalier était encadré de flammes."

"Il fallait repasser par les flammes"

Au procès ce mardi, les pompiers intervenus sur les lieux ont décrit un feu de faible ampleur mais accompagné d'une "fumée très épaisse et opaque au sous-sol", générée notamment par la combustion de plaques de mousse en polyuréthane extrêmement inflammable et fumigène. "L'air n'était pas respirable, y compris à ras du sol", a expliqué l'un d'eux, Anthony Le Corre. A la barre, ils ont décrit "un piège", "une souricière", ce que confirme Nahim.

"Au début, je pensais qu'il y avait une solution avec la porte de secours. Mais quand j'ai vu que le DJ a mis plusieurs coups à plusieurs reprises sur la porte, j'ai compris qu'elle était condamnée et qu'il fallait repasser par les flammes. Pour moi, je suis (...)

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