Pas de miracle à attendre en Bourse si la France gagne face à la Croatie

Laskine, Roland
Scène de liesse à Paris le 12 juillet 1998 au soir / PHILIPPE HUGUEN/AFP

L’euphorie qui ne manquerait pas de susciter une victoire française ne suffirait pas à assurer une hausse durable des actions françaises. Le marché directeur reste Wall Street peu sensible aux résultats des matchs de foot en Russie.

La victoire des Bleus face au Brésil le 12 juillet 1998 avait eu un fort impact sur l’économie française, avec une croissance trimestrielle exceptionnelle de 6% durant la période ayant suivi la victoire. Les chiffres publiés alors par la Banque de France avaient montré que la consommation des ménages avait progressé de 2,6% au troisième trimestre, contre 0,7% au cours du trimestre précédent. L’investissement des entreprises s’était également très nettement réveillé.

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L’impact économique avait été fort. À la Bourse de Paris, les valeurs françaises n’ont hélas pas tenu la distance. L’indice CAC 40 a ouvert dès le lundi 13 juillet en légère progression , le mouvement s’est poursuivi durant toute la semaine, avec un gain hebdomadaire de 3,10%, mais la hausse est vite retombée dans les séances qui ont suivi. L’été 1998 a même été particulièrement calamiteux puisqu’au cours du troisième trimestre de l’année (du 30 juin 1998 au 30 septembre 1998) l’indice a perdu 24%. Il faut dire que la crise financière russe doublée de celle des pays émergents était passée par là durant tout le mois d’août!

Comparer la situation qui prévalait en 1998 avec celle à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés a peu de sens. L’euphorie ne manquerait pas de susciter une nouvelle victoire française cette année ne suffirait cependant pas à assurer une hausse durable des actions françaises. Le marché directeur reste Wall Street,où les investisseurs regardent plus du côté des perspectives de profits des entreprises, que de celui des résultats du football. Les craintes de guerre commerciale et de remontée des taux d’intérêt constituent aujourd’hui les deux principaux sujets de (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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