Ces ministres que l'épidémie éclipse

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Il y a ceux qui sont en première ligne. Olivier Véran à la Santé, Bruno Le Maire à l'Economie, Gérald Darmanin à l'Intérieur, Jean-Michel Blanquer à l'Education, Élisabeth Borne au Travail… Et les autres. Ministres privés de Conseils des ministres en présentiel, encore moins invités à ceux de défense, qui voient leurs projets de long terme mis au second plan par la crise, leurs déplacements réduits au minimum par le confinement... Et doivent donc réinventer leur activité. "Pour quelques collègues, le confinement se traduit par une diminution d'action plus ou moins forte", admet un membre du gouvernement. 

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Parmi les exclus du Conseil de défense, il y a ceux qui prennent leur mal en patience et comptent sur leur ministre de tutelle pour récupérer la substantifique moëlle des échanges. Ceux qui, pragmatiques, comprennent bien que "la gestion de crise, ça ne peut pas se faire à quinze", comme dit Adrien Taquet (Enfance et Familles).

Certains ressentent de la "frustration"

L'une des ministres au champ éloigné de l'urgence sanitaire se dit "réaliste". "La première réponse est sanitaire, développe-t-elle. Ensuite il y a l'essentiel : l'éducation, l'accompagnement économique, le travail." Sarah El Haïry (Jeunesse et Engagement) abonde : "Une fois trouvée l'adaptation nécessaire dans le service civique et le service national universel, ce n'est pas là qu'on compte les lit...


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