Pour le ministre ukrainien de l'Agriculture, il faut prolonger «d'au moins un an» l'accord céréales

© Sarakhan Vadym / Wikipedia Creative Commons

À l'heure où le prolongement de l'accord sur les exportations de céréales et d'engrais ukrainiens et russes est en négociation, Mikola Solskyi répond aux questions de RFI sur l'état du secteur et son avenir.

C'est un ministre de l'Agriculture dans un pays en guerre. Nommé en mars 2022, Mikola Solskyi, ministre ukrainien de la Politique agraire et de l'alimentation, tente de maintenir à flots un secteur stratégique, chamboulé par le conflit, et en même temps essentiel à l'équilibre des prix mondiaux des céréales. Entretien.

Les regards sont tournés vers la mer Noire. La prolongation de l'accord signé en juillet est toujours en négociation. Quel premier bilan en tirez-vous sur les volumes exportés ? Êtes-vous confiant quant à sa reconduction ?

Mikola Solskyi : Nous ne sommes pas certains qu’il sera prolongé, mais nous travaillons dur pour ça. Nous espérons que les Nations unies et la Turquie, ainsi que nos autres partenaires, feront tout en ce sens. Les négociations sont en cours et vont se poursuivre. Le point positif, c’est que les opérations ont repris la semaine dernière. On espère que cela va continuer, au moins une année. Il faut aussi que les procédures pour faire transiter et examiner les navires soient facilitées.

Le corridor est au centre d’une bataille de propagande aussi. Votre pays accuse la Russie de le bloquer, et Moscou répond que Kiev ne fournit pas assez de garanties de sécurité. Que répondez-vous à cela ?

Pour autant, dire que le blocage du corridor risque d'entraîner la famine en Afrique n'est-il pas exagéré ?

Justement, comment les agriculteurs ukrainiens préparent-ils la prochaine saison ?


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