Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, réfute l’idée d’une « grande démission » en France

© Nicolas Messyasz/Sipa

Changement de priorités, désir de poursuivre ses rêves, modification des conditions de travail… La pandémie et la récession ont engendré aux États-Unis un phénomène sans précédent pour le marché du travail. Baptisé « Big Quit » outre-Atlantique, ce phénomène aurait aussi eu lieu en France, traduit par l’expression « grande démission  ». Dans un rapport paru le 18 août, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) confirme que le nombre de démissions a atteint un taux historiquement haut dans l’Hexagone à la fin 2021 et au début 2022 : près de 520 000 démissions par trimestre, parmi lesquelles 470 000 démissions de CDI. « Un chiffre important », a concédé mercredi le ministre du Travail et du Plein emploi, Olivier Dussopt , pour qui, toutefois, « ce ne sont pas des démissions pour partir ou ne plus travailler », mais « pour changer d’emploi ».

Sur Franceinfo mercredi, le membre du gouvernement a en effet estimé qu’il n’était « factuellement » pas possible d’estimer que la France traversait une « grande démission », en raison du nombre de travailleurs supplémentaires sur le territoire. « Entre 2017 et 2022, 1,5 million d’emplois ont été créés. Même par rapport à la période juste avant le Covid, fin 2019, nous sommes à 750 000 emplois de plus. Nous avons plus de personnes qui travaillent, 3% de plus, qu’avant la pandémie », a-t-il détaillé avant de conclure : « Il n’y a pas de grande démission en France. Dans un pays où il y a plus de mon...


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