"On minimise les faits" : un collectif s'alarme des zones d'ombre qui demeurent après la catastrophe de Rouen

franceinfo, Atelier des modules

"L'heure est grave". Simon De Carvalho vit à Rouen et, comme beaucoup des habitants de la ville, il est très inquiet douze jours après l'incendie qui a détruit l'usine Lubrizol. Avec d'autres riverains, il a monté le Collectif Lubrizol pour obtenir des réponses des autorités et pointer les "manquements" constatés. Le premier, selon lui, concerne la diffusion de l'information au moment de l'incendie : "La catastrophe est arrivée très tôt le matin, à 2h30, et nous avons été avertis, nous la population, seulement à 7h45", explique-t-il au micro de la journaliste de France 2 Barbara Six, samedi 5 octobre.

Cet habitant, qui vit avec sa fille de 8 ans, regrette que la population n'ait pas "les protections adaptées". Selon lui, il faudrait que chaque foyer possède un masque à oxygène beaucoup bien plus efficace que les masques à poussière qui ont été distribués. Ces derniers "ne servent à rien" face aux fortes odeurs respirées encore aujourd'hui, estime-t-il.

"Quelle entreprise ne sait pas ce qu'elle stocke ?"

Avec son catalogue spécialisé (Orexad Expert EPI) en main, qui offre des "équipements de protection individuelle", il tire la sonnette d'alarme en montrant les pictogrammes associés à l'usine classée Seveso. "Ça, ça m'alerte quand elle prend feu. (...)

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