Minervois : terroir de résistance en Languedoc

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Qui n’est jamais passé par Minerve et son vignoble ne peut comprendre à quel point un environnement peut façonner le vin. Associés au plus profond du raisin, le soleil et la terre se partagent ici la puissance du paysage.

Cerné de gorges profondes taillées par la confluence du Brian et de la Cesse, posé à l’extrémité d’un plateau calcaire, Minerve tient son rang parmi les plus beaux villages du vin de France. Pour certains, son étymologie celte vient de men, la pierre. Ce qui se défend : Minerve est l'épicentre d'un espace naturel sauvage ou le minéral impose partout sa loi. Minerve tiendrait également son nom de la mythologie romaine, comme déesse des métiers et de ceux qui le pratiquent. Ce qui nous plaît tout autant, car, rappelons-le une fois encore, il n’est de patrimoine viticole sans la main de l’homme. Rien n’est possible sans cet " entêtement de civilisation " – selon la formule heureuse de Pierre Veilletet – qui se fait par ces gestes pour ne restituer que la vérité du terroir, et rien d’autre. Comme pour souligner la beauté austère du minéral, le vent souffle ici en permanence. Il faut l’écouter, Michel Escande (Domaine Borie de Maurel, à Félines-Minervois), raconter dans les moindres détails l’influence capitale du Marin, de son souffle fort et humide qui travaille jusqu’à l’os l’identité sauvage du Minervois et de ses vins.Voileux de métier, il s’est improvisé vigneron avec ses tripes à la fin des années 80, s’est peu à peu imposé par ses cuvées les...

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