Un million de galaxies dont les astronomes ignoraient l’existence

Nathalie Mayer, Journaliste
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Il y a quelques jours, le radiotélescope d’Arecibo faisait tristement la Une des médias. Sur l’île de Porto Rico, l’instrument mythique venait de s’effondrer. Pour trouver une bonne nouvelle dans le domaine de la radioastronomie, il faut aujourd’hui partir de l’autre côté du monde, en Australie. Là, un réseau de 36 antennes réparties sur un kilomètre carré, l’Askap, vient de dévoiler une carte incroyablement précise du ciel austral.

En vidéo : un extraordinaire panorama du ciel boréal imagé par Tess

Trois millions de galaxies révélées en seulement 300 heures d’observation, soit moins de deux semaines. Alors que de précédentes cartographies avaient demandé des années de travail. Et parmi les galaxies mises à jour, environ un million que les astronomes n’avaient encore jamais vues. Grâce à des images bien plus précises et détaillées que par le passé.

Rappelons que la première cartographie radio du ciel austral n’a été dévoilée qu’en 2006. Il avait fallu aux chercheurs de l’université de Sydney (Australie) près de 10 ans pour couvrir 25 % du ciel et montrer 260.000 galaxies. La carte proposée aujourd’hui par les chercheurs de l’Agence nationale des sciences australienne (CSIRO) a été établie en une dizaine… de jours. Elle couvre 83 % du ciel austral !

Sur les images produites par les chercheurs de l’Agence nationale des sciences australienne (CSIRO), chaque point correspond presque, non pas à une étoile, mais à une galaxie ! © RACS, CSIRO
Sur les images produites par les chercheurs de l’Agence nationale des sciences australienne (CSIRO), chaque point correspond presque, non pas à une étoile, mais à une galaxie ! © RACS, CSIRO

Des dizaines de millions de galaxies encore à découvrir

« Tout cela est rendu possible par des récepteurs radio innovants qui intègrent la technologie d’alimentation en multiéléments — et des processeurs de signaux numériques haute vitesse. Ces derniers permettent à l’Askap de générer plus de données brutes à un rythme plus rapide que l’ensemble du trafic Internet australien », commente Larry Marshall, PDG du CSIRO dans un communiqué. Derrière, un supercalculateur capable de convertir ces données en images. De quoi produire de...

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