Le palais présidentiel pris d’assaut au Sri Lanka, le chef d’État en fuite

Dinuka Liyanawatte / REUTERS

“Des manifestants sri-lankais ont pris le contrôle du palais présidentiel situé à Fort, [le quartier central de] Colombo, annonce ce samedi 9 juillet la chaîne de télévision Newsfirst Sri Lanka. Des milliers de citoyens lambda sont entrés dans la résidence du président Gotabaya Rajapaksa pour demander sa démission immédiate”. Sur les réseaux sociaux, d’impressionnantes images circulent montrant l’ampleur de cet événement, qui a contraint le chef de l’État à prendre la fuite alors que “plus de 100 000 personnes étaient rassemblées à l’extérieur” du palais, relate CNN.

D’autres vidéos montrent également les citoyens sri-lankais à l’intérieur du palais présidentiel ou encore dans la piscine qui se trouve dans les jardins :

La colère croissante de la population sri-lankaise, causée par une inflation galopante et de sévères pénuries dans le pays, avait donné lieu à d’importantes manifestations ces derniers jours, à tel point que vendredi 8 juillet, relate Le Temps, “les forces de l’ordre avaient imposé un couvre-feu pour tenter de décourager les protestataires de descendre dans la rue”. La mesure avait toutefois été rapidement levée, “après que des partis d’opposition, des militants des droits humains et le barreau du pays a menacé d’intenter des poursuites contre le chef de la police”.

Le Sri Lanka, rappelle le quotidien canadien Le Devoir, “est entré depuis le début de l’année dans la pire crise économique depuis son indépendance, en 1948, ce qui entraîne des pénuries en cascade et un appauvrissement de ce pays asiatique émergeant de 22 millions d’habitants”.

Une rapide descente aux enfers

Gaz, essence, médicaments, nourriture : depuis plusieurs mois, le Sri Lanka manque de tout. Ces pénuries sont “le résultat d’une accumulation de conjonctures catastrophiques et de décisions désastreuses”, retrace Le Devoir. Et le titre d’énumérer ces différentes circonstances :

« Les attentats contre des églises en avril 2019, suivis par la pandémie de Covid-19, ont fait disparaître les touristes. […] Cela a tari une source essentielle de devises étrangères, et rendu encore plus difficile le paiement de lourdes dettes, contractées principalement envers le Japon et la Chine. En décembre 2019, le nouveau président, Gotabaya Rajapaksa, aggrave la situation en réduisant les taxes. Ce qui aurait entraîné une perte fiscale estimée à 2 % du PIB et fini de vider les caisses de l’État. »

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