Des milliers de soldats, deux sites ultra-sécurisés : où en est la cyberdéfense française ?

Devenir le leader dans le monde de la cyberdéfense. C'est l'objectif d'Emmanuel Macron, qui présente ce mercredi à Toulon la nouvelle revue stratégique française . Le chef de l'État veut atteindre cette première place dès 2030. Car la cyberdéfense, qui regroupe l’ensemble des moyens informatiques employés pour assurer la défense d'un pays, est devenue l'angle mort de la France. L'Hexagone a urgence à protéger ses serveurs, puisque tout ou presque est désormais présent sur le numérique.

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Défendre et attaquer

En France, le cyber est considéré comme une arme d’emploi à part entière, au même titre qu’un canon ou un avion de chasse. Pour le moment, le pays est doté de deux sites ultra-sécurisés de l’armée. L'un se situe à Paris, l'autre à Rennes. Près de 3.400 soldats qu’on appelle "cybercombattants", sont également employés. Pour protéger nos installations, deux types de missions existent : l’une est défensive. Les soldats infiltrent les réseaux pour détecter et contrer les attaques informatiques venues de l’étranger.

L’autre est offensive, puisque ces derniers sont capables de neutraliser des infrastructures ennemies pour faciliter la progression sur le terrain de soldats engagés dans une opération militaire. Et cette armée de soldats 2.0 monte en puissance. Pas moins de 1.100 cybercombattants supplémentaires doivent être recrutés d’ici à 2025.


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