Quelques milliers de motards "en colère" manifestent en France

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Des motards (g) manifestent sur le périphérique parisien, le 21 octobre 2017

Paris (AFP) - Quelques milliers de motards "en colère" ont manifesté samedi à Paris et dans plusieurs villes de France pour protester contre les mesures de restriction de la circulation prévues dans les dispositifs antipollution adoptés dans certaines agglomérations.

Ils étaient plus d'un millier dans la capitale à avoir répondu à l'appel de la Fédération française des motards en colère (FFMC), a constaté une journaliste de l'AFP. Selon la fédération, ils étaient 800 à Amiens, 400 à Reims, une centaine à Marseille et 80 à Avignon. Ils étaient également 400 à Toulouse selon la police, ainsi que 300 à Montpellier et Nîmes.

A Paris, les vignettes "Crit'Air" sont obligatoires depuis janvier pour tous les véhicules motorisés autorisés à circuler à Paris, première Zone à circulation restreinte (ZCR) de France. Certains véhicules, en fonction de leur âge, sont interdits. D'autres villes ont adopté un dispositif du même genre.

Concrètement, pour les deux-roues, cette mesure implique que les véhicules qui datent d'avant 2000 sont interdits dans Paris intramuros du lundi au vendredi entre 08H00 et 20H00. A partir de 2020, l'interdiction s'appliquera aux deux-roues datant d'avant 2015.

"On nous parle de particules fines, mais les deux-roues roulent à l'essence et n'émettent pas de particule", a contesté Jean-Marc Belotti, président de l'antenne parisienne de la FFMC.

"La moto en ville est une solution, pas une pollution", a renchéri à Marseille José Aznar, qui représente la fédération dans les Bouches-du-Rhône.

Porteur de prothèses aux genoux et aux hanches, Jean-Marie, venu manifester dans la capitale, a expliqué ne pas pouvoir utiliser d'autre moyen de transport. "On ne fait pas le nécessaire dans les transports en commun pour l'accès aux personnes handicapées. Et on veut me retirer mon seul moyen de transport!", s'est indigné le septuagénaire.

"Les zones de circulation restreinte, c'est une mesure injustifiée, antisociale et discriminatoire", a accusé Christian Bertin, responsable de la FFMC dans le Pas-de-Calais. "Ceux qui gardent leurs anciens véhicules, ce n'est pas par plaisir, mais parce qu'ils n'ont pas les moyens d'en changer".

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