Les militants pro-démocratie appellent Tokyo à condamner la répression de la dissidence à Hong Kong

Les principaux militants du mouvement pro-démocratie de Hong Kong vivant en exil aux Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada ont choisi le Japon pour leur première réunion en Asie, cinq ans après la répression des immenses manifestations pro-démocratie de 2019 sur le territoire chinois. Ces militants appellent le Japon, pays phare de la démocratie en Asie, à condamner la répression de la dissidence à Hong Kong et d’exercer des pressions diplomatiques et économiques sur la Chine depuis l’adoption de lois sur la sécurité qui ont mis fin aux libertés à Hong Kong.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le gouvernement de Hong Kong offre une récompense de 119 000 euros pour la capture des militants pro-démocratie réunis au Japon. Réfugié au Royaume-Uni, Finn Lau vit dans la peur. « À vrai dire, je ne me sens pas en sécurité à cause des activités répressives transnationales par le régime de Pékin. »

Enquêter

Finn Lau souhaite que le Japon enquête sur les activités d’espionnage et de harcèlement menées à l’étranger par le Bureau économique et commercial de Hong Kong contre les réfugiés politiques hongkongais. C’est le cas en Grande-Bretagne, en Allemagne et aux États-Unis.

Ces bureaux utilisent leur immunité diplomatique pour s’attaquer à des militants qualifiés de criminels sans foi ni loi par l’exécutif de Hong Kong. « Des activités semblables doivent avoir lieu à Tokyo. Il faut enquêter aussi sur les commissariats chinois clandestins », insiste le militant pro-démocratie.

Défendre


Lire la suite sur RFI