Des militantes féministes protestent contre la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur

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Des militantes féministes se sont rassemblées à Paris pour protester contre la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, ce dernier étant accusé de viol. Elles ont également dénoncé la nomination d’Éric Dupond-Moretti au ministère de la Justice.

Au lendemain de l’annonce du gouvernement Castex, une poignée de militantes féministes se sont rassemblées à proximité du ministère de l’Intérieur pour protester contre la nomination de Gérald Darmanin au poste de ministre de l’Intérieur. Le désormais ex-ministre de l’Action et des Comptes publics étant l’objet d’une plainte pour viol.

“Darmanin violeur, État complice”, “Un complice à la Justice, un violeur à l’Intérieur”, “Les violeurs au pouvoir finiront à l’abattoir” ... Tels étaient les slogans prononcés par ces militantes choquées par une telle nomination. Elles ont également brandies des pancartes sur lesquelles étaient inscrites des phrases choc : “Vous vous torchez avec nos plaintes” ou encore “Violeurs : ni dans nos quartiers, ni au gouvernement”.

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Pour ces militantes, cette nomination envoie un message signifiant que les “personnes victimes d’oppressions patriarcales” ne sont pas écoutées malgré les efforts réalisées à travers des mouvements tels de #metoo ou d’autres manifestations féministes.

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Retour sur l’affaire

Pour rappel, les faits remontent à 2009 et l’affaire avait été classée sans suite à deux reprises, en 2017 et en 2018. Mais au mois de juin, la cour d’appel de Paris a ordonné la reprise des investigations sur les accusations de viol, de harcèlement sexuel et d’abus de confiance portées contre le ministre. Mi-juin, les avocates de Sophie Spatz, la femme qui accuse Gérald Darmanin de l’avoir violée en 2009, avaient dénoncé le soutien apporté par le gouvernement au ministre. Un rassemblement avait d’ailleurs eu lieu pour s’indigner d’un tel soutien.

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En février 2018, Gérald Darmanin avait été entendu par la justice et avait confirmé avoir eu une relation sexuelle mais, selon lui, librement consentie et à l’initiative de la plaignante. Quelques mois plus tôt, en juin 2017, il avait d’ailleurs déposé plainte contre son accusatrice pour “dénonciation calomnieuse”.

Le gouvernement et le président de la République ont toujours soutenu le maire de Tourcoing. Interrogé par l’AFP, l’entourage du président a d’ailleurs indiqué que la plainte évoluait “dans le bon sens” et qu’elle “n’a pas fait obstacle” à la promotion d’un ministre qui “aspirait à plus”.

La nomination d’Éric Dupond-Moretti également contestée

Les militantes féministes ont également exprimé leur mécontentement en raison de la nomination du célèbre avocat Éric Dupond-Moretti au poste de ministre de la Justice. Si elles ne remettent pas en cause le fait que le Garde des sceaux a “défendu beaucoup de violeurs et d’auteurs de féminicides”, elle dénoncent ses attaques à l’encontre du mouvement #metoo ainsi que ses propos sexistes.

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