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Le militant panafricaniste Kemi Seba a pu réunir ses soutiens près de Paris

La conférence de presse de Kemi Seba, prévue ce samedi 16 mars en France, a bien eu lieu. Le militant panafricaniste franco-béninois fait l'objet d'une procédure visant à lui retirer la nationalité française. Il avait donc convoqué ses soutiens et la presse pour s'expliquer ce jour. Un arrêté préfectoral avait interdit le rassemblement, mais la justice administrative a cassé cette décision.

La décision du tribunal administratif de Versailles est claire : l'arrêté préfectoral d'interdiction porte « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression et à la liberté de réunion ». La préfecture avait interdit le rassemblement en raison de risques de trouble à l'ordre public.

Le tribunal donne doonc raison à Kemi Seba. Une décision au goût de victoire, saluée par l'activiste sur les réseaux sociaux.

« Le gouvernement français a tout fait pour interdire la conférence de presse ouverte au public, ça n'a pas marché », constate l'intéressé. « La période où l'oligarchie coloniale pouvait faire taire les populations noires qui refusaient les injonctions à se soumettre, ajoute-t-il, cette période est terminée. »

Aujourd'hui, on est dans un nouveau cycle, et c'est le cycle de l'autodétermination et de la dignité de notre peuple.

Kemi Seba a donc pu « répondre au gouvernement français », selon ses propres mots. C'était l'objectif de cette conférence de presse.

Le militant franco-béninois est visé par une procédure visant à lui retirer sa nationalité française. Le ministère de l'Intérieur lui reproche « une posture résolument anti-française ».


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