"Je suis militant féministe": Jean-Luc Mélenchon continue de se défendre après l'affaire Quatennens

Jean-Luc Melenchon face à la presse après un débat à la Fête de l'Humanité près de Paris le 10 septembre 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP
Jean-Luc Melenchon face à la presse après un débat à la Fête de l'Humanité près de Paris le 10 septembre 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Jean-Luc Mélenchon continue de faire entendre sa voix. Après les polémiques des dernières semaines sur son soutien à Adrien Quatennens, le leader de la France insoumise réagit aux nombreuses critiques lancées à son encontre et écarte son retrait de la vie politique.

La Relève féministe, collectif de militantes de gauche avait notamment accusé l'ancien aspirant à l'Élysée de minimiser les faits reprochés à son poulain, Adrien Quatennens. Le député du Nord a avoué il y a plusieurs semaines, avoir violenté sa femme, lors d'une procédure de divorce "difficile". Une révélation qui lui a valu "une mise en retrait du mouvement", mais pas une démission de ses fonctions à l'Assemblée nationale.

Jean-Luc Mélenchon avait alors salué "le courage et la dignité" de son lieutenant. Des propos qui avait suscité une levée de boucliers au sein des associations de défense des violences faites aux femmes.

"Ça me donne le droit de parler et de continuer mon combat"

Le chef de file reste donc droit dans ses boîtes, malgré les critiques de son propre camp, notamment celle de François Ruffin ce jeudi.

"Je suis féministe comme militant politique engagé contre les injustices et les dominations", écrit-il ce jeudi sur sa page Facebook. Il répond directement aux demandes de certains militants, qui souhaitent l'évincer après ses propos jugés polémiques.

"Je pense que ça me donne le droit de parler et de continuer mon combat sur ce thème, même face à ceux qui me demandent de me taire et même de 'dégager'", balaie-t-il d'un revers de main.

"Militant féministe depuis une cinquantaine d'années"

S'il a assuré il y a quelques jours "accepter les critiques" sur son tweet polémique, ce jeudi, il rappelle être "militant féministe depuis une cinquantaine d'années".

L'ancien député des Bouches-du-Rhône fait ainsi l'historique de ses engagements. "J’ai défendu dans toutes les assemblées où j’ai siégé le droit à l’avortement, en plaidant pour son accès universel comme sénateur, y compris pour les femmes sans-papiers", écrit-il.

Le leader ne manque pas de rappeler ses travaux sur l'égalité homme-femme, et avoir été un "soutien actif". "J’ai présidé un groupe qui a présenté des propositions législatives pour allouer un milliard d’euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, reconnaître l’endométriose comme affection longue durée, stabiliser les métiers précaires féminins", affirme le tribun.

Baisse de popularité

Il cite notamment les dirigeantes de la France insoumise, parmi Mathilde Panot, Manon Aubry, Aurélie Trouvé et Clémence Guetté. Absente de cette liste, Clémentaine Autain avait affirmé dès la réaction du leader insoumis que "ses mots n'étaient pas les siens". La députée Seine-et-Saint-Denis avait également assuré que cet épisode "était une épreuve pour le mouvement".

Après avoir affiché son soutien à Adrien Quatennens, la cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon avait chuté, atteignant seulement 22% de personnes disant soutenir l'insoumis, une baisse 6 points par rapport au mois d'août, selon un sondage réalisé par Odoxa.

Article original publié sur BFMTV.com