Quand les militaires n’avaient pas le droit de vote

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La méfiance du pouvoir politique à l’endroit de l’armée ne date pas de la tribune des militaires parue dans " Valeurs Actuelles " fin avril. C’est une histoire ancienne. À tel point qu’avant 1945, les militaires étaient exclus du suffrage universel. Voici Pourquoi.

" J’ai été choqué d’y lire un appel à l’armée d’active : ça me révulse absolument " a déclaré le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, au sujet de la tribune publiée par vingt généraux et un millier de militaires de tous les grades dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Le texte a fait grand bruit. Le sujet du loyalisme et de la neutralité de l’armée, ainsi que celui de sa soumission au pouvoir élu traversent l’histoire récente de la France. Si le devoir de réserve s’applique et que l’activité politique des militaires demeure dûment encadrée par les lois, leur simple participation au suffrage n’allait pas de soi au siècle dernier.À LIRE AUSSI : Baderne-Baderne : qui sont les généraux signataires de la lettre ouverte de "Valeurs Actuelles" ?Une fois Louis-Philippe chassé par la révolution de février 1848, la Deuxième République nouvellement installée met fin au suffrage censitaire et fait passer le corps électoral de 246 000 à 9 millions de Français. Le suffrage universel masculin s’applique. Les femmes sont exclues, de même que le clergé, les détenus et les soldats. Compte tenu des impératifs de la défense nationale, il paraît impossible de disperser les troupes dans chaque commune...

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