Militaires ivoiriens détenus au Mali: nouveau tournant dans la crise entre Bamako et Abidjan

Les deux pays ont franchi une nouvelle étape, ce week-end, dans le bras de fer qui les oppose depuis le 10 juillet. Le président malien de transition, le colonel Assimi Goïta, a déclaré vendredi soir que les 46 militaires ivoiriens toujours détenus à Bamako ne seraient pas libérés tant qu'Abidjan ne livrerait pas les personnalités politiques maliennes en exil en Côte d'ivoire. Abidjan n'a pas réagi officiellement mais un haut responsable proche de la présidence ivoirienne a parlé à RFI de «prise d'otage». Comment comprendre ce nouveau tournant et les nouvelles interrogations qu'il suscite?

Ils ne cachent pas leur perplexité. Plusieurs sources proches des discussions affirment à RFI que le président malien de transition, le colonel Assimi Goïta, avait récemment accepté de ne plus exiger l'extradition des politiques maliens présents en Côte d'ivoire, en échange de la libération des soldats ivoiriens détenus au Mali.

« Assimi Goita était sincère, assure l'une de ces sources, qui n'appartient ni à la partie malienne ni à la partie ivoirienne, mais il n'est pas seul à choisir. » Selon cette source, des proches du président malien - on ne saura pas qui précisément - viseraient le président ivoirien Alassane Ouattara : « ils sont convaincus qu'il fait le jeu de Paris, qui veut leur perte. » Reste qu'en assumant publiquement, pour la première fois, cette exigence, le président malien semble la rendre irrévocable.


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