Milan-San Remo : Peter Sagan battu sur la ligne mais vainqueur en ligne

Libération.fr
Peter Sagan (à gauche) n'a pas besoin de relever la tête : c'est Michal Kwiatkowski (centre) qui remporte l'extraordinaire Milan-San Remo 2017 tandis que Julian Alaphilippe (droite) finit 3e. Mais la lumière, une nouvelle fois, illumine Sagan.

Deuxième samedi, le champion du monde en titre sort quand même gagnant de la première grande classique du printemps cycliste. Question de tactique et surtout d'image.

Avant, le principal était «de participer». Aujourd’hui, de «faire le show». Gagner ? Une injonction accessoire pour des sportifs souvent décrits comme des requins blancs dans un banc de thons rouges. Milan-San Remo 2017, la première grande classique du printemps, fera date dans l’instauration d’un nouveau vélo où le «spectacle» n’est plus réservé aux sans-grades, contraints de «montrer le maillot» faute de pouvoir gagner, mais désormais accaparé par les gros du peloton, pour qui la victoire seule ne suffit plus.

Au lendemain de sa deuxième place dans la cité balnéaire des petits retraités italiens, Peter Sagan a déjà tiré la couverture à lui. Il est battu d’un souffle dans un sprint à trois, par Michal Kwiatkowski (Team Sky), un Polonais doté du même talent que lui et qui commence à poser sa marque ci et là au palmarès, avec un titre de champion du monde entre autres, mais reste pourtant dans la pénombre. Julian Alaphilippe (Quick-Step), troisième, confirme à 24 ans qu’il peut devenir le prochain grand coureur français de classiques. Mais l’essentiel, c’est Sagan.

Ascension record 

«Les résultats ne sont pas importants… Ce qui compte, c’est de faire le spectacle», proclamait le Slovaque de 27 ans à l’arrivée. Le regard toujours hagard, sans que l’on sache s’il est désabusé, amusé ou distant à l’extrême avec le jeu de communication qu’il impose à ses adversaires. Il capte tous les feux pour son offensive samedi à 6,2 kilomètres de l’arrivée, dans le Poggio, la dernière côte qui brise parfois, souvent, la certitude du sprint.

Peter Sagan fait l’effort au lieu d’attendre, sur 4 km de montée douce (3,7% de pente moyenne) mais couverts à une allure record (37,52 km/h, la troisième ascension la plus rapide après les éditions 1995 et 1998 arrosées au fuel de l’EPO). Alaphilippe et Kwiatkowski s’accrochent. (...)

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