Mike Pompeo, chef de la diplomatie pas si diplomate

Libération.fr

Nommé secrétaire d’Etat à la place de Rex Tillerson, le républicain ultraconservateur s’est fait connaître pour des propos islamophobes et des positions controversées.

La diplomatie américaine a depuis mardi un nouveau visage : celui de Mike Pompeo. Propulsé à la tête de la CIA en janvier 2017, ce «faucon» de la politique américaine s’apprête à remplacer Rex Tillerson. L’homme de 54 ans, aux positions souvent agressives et provocatrices, n’a aucune expérience des affaires étrangères. Diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, dont il sort major de promotion en 1986, il sert pendant un temps dans l’armée avant la chute du mur de Berlin. Il intègre ensuite la faculté de droit de Harvard, fonde son entreprise d’aéronautique, en dirige une autre dans le domaine de l’exploitation pétrolière, puis fait son entrée en politique en 2011. Proche du Tea Party, mouvement politique ultraconservateur, il fait ses armes au Congrès américain pendant six ans en tant que représentant républicain du Kansas, où il est réélu à quatre reprises. Lorsque Donald Trump débarque à la Maison Blanche, il se voit confier la tête de l’agence de renseignement extérieur. A la différence de Rex Tillerson, Mike Pompeo n’a pas pour habitude demâcher ses mots. Loin de la traditionnelle discrétion des directeurs de la CIA, l’homme est bavard, donne régulièrement son avis sur des sujets politiques, et son verbe est souvent sujet à controverse. Au lendemain des attentats de Boston, il se fait remarquer par des propos islamophobes. En visite dans le centre pénitencier de Guantánamo, dont il refuse la fermeture, il lâche des remarques indélicates sur des détenus en grève de la faim.

Sa véritable bête noire est l’Iran. Farouche opposant à l’accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 par l’administration Obama, il a qualifié la République islamique de «plus grand sponsor du terrorisme au monde» et n’a pas hésité, pour appuyer sa position, à déclassifier des documents de la CIA - en partie (...)

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