Mike Pompeo arrive en France avant sa rencontre avec Emmanuel Macron, lundi

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Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, est arrivé samedi à Paris, deux jours avant sa rencontre avec Emmanuel Macron. Une rencontre qui s'annonce tendue, notamment parce que le président français a, contrairement à son hôte, d'ores et déjà reconnu la victoire à la présidentielle américaine de Joe Biden contre Donald Trump.

Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, est arrivé samedi 14 novembre à Paris. Il doit y rencontrer lundi le président Emmanuel Macron, qui a déjà, contrairement à Donald Trump, reconnu la victoire de Joe Biden dans la course à la Maison Blanche.

"Heureux d'être en France, le plus vieil ami et allié des États-Unis", a tweeté à sa descente d'avion le secrétaire d'État, dont c'est la première visite bilatérale dans la capitale française, hormis un déplacement pour accompagner le président américain.

"Notre partenariat est bâti sur des valeurs partagées : la démocratie, la liberté et l'État de droit", a-t-il ajouté.

Mike Pompeo refuse de reconnaître la victoire de Joe Biden

Le ministre, accompagné de son épouse Susan Pompeo, n'avait pas grand-chose à son agenda durant le week-end, hormis un hommage aux victimes des récents attentats perpétrés en France, à Conflans-Sainte-Honorine et à Nice.

Lundi matin, Mike Pompeo doit rencontrer Emmanuel Macron ainsi que son homologue, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Mais même ces entretiens devraient se faire pour l'essentiel à l'écart des caméras.

Les Français ont en effet insisté sur le fait qu'ils avaient accepté de recevoir Mike Pompeo à sa propre demande, et "en toute transparence avec l'équipe du président élu Joe Biden".

Emmanuel Macron a été parmi les premiers à féliciter le démocrate pour son élection aux États-Unis, puis à s'entretenir au téléphone avec lui. Et ce alors même que le président républicain sortant n'a toujours pas reconnu sa défaite.

Avant de s'envoler pour une tournée en Europe et au Moyen-Orient, dont Paris est la première étape, Mike Pompeo a quant à lui refusé de reconnaître la victoire de Joe Biden. "Il y aura une transition en douceur vers une seconde administration Trump", a-t-il dit mardi, avant de critiquer les dirigeants étrangers qui ont déjà pris contact avec le démocrate.

Désaccord sur le retrait des troupes américaines en Irak et Afghanistan

Au-delà de ces deux réalités parallèles qui risquent de parasiter la diplomatie américaine, les entretiens à Paris s'annoncent également tendus. Jean-Yves Le Drian a prévenu qu'il s'opposerait, devant Mike Pompeo, à une accélération du retrait des troupes américaines d'Afghanistan et d'Irak, envisagée par Donald Trump avant la fin officielle de son mandat, le 20 janvier.

Selon le département d'État, les discussions porteront également sur "l'unité transatlantique", souvent malmenée pendant l'ère Trump, ainsi que la lutte contre le terrorisme.

Avec AFP