Miguel Etchecolatz, l’un des anciens chefs de la dictature argentine, est mort

REUTERS/Enrique Marcarian

Figure emblématique de la répression durant la dictature (1976-1983), connu pour sa férocité, Miguel Etchecolatz avait été condamné à perpétuité dans sept procès. Il est décédé ce samedi 2 juillet à 93 ans.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Chef de la police de la province de Buenos Aires entre 1976 et 1979, Miguel Etchecolatz était à la tête de vingt centres de détention clandestins, où des centaines de personnes ont été torturées et exécutées, tandis que les femmes enceintes accouchaient dans des maternités également clandestines, où leurs bébés leur étaient arrachés pour être donnés à des familles liées à la dictature.

Mais Miguel Etchecolatz ne se contentait pas de donner des ordres. Il participait en personne à certaines opérations, comme l’arrestation de militants ouvriers péronistes de La Plata en octobre 1976, suivie de l’assassinat de la plupart d’entre eux, ainsi qu’en a témoigné l’un des survivants, Julio López.

Pas de remords

Ce témoignage a été décisif dans la première condamnation à perpétuité d’Etchecolatz, le 19 septembre 2006. À la veille de cette condamnation, le témoin avait disparu, sans doute séquestré et tué par des proches du condamné. Julio López est considéré comme un « disparu de la dictature en démocratie ».

Condamné à perpétuité dans sept procès et en attente de jugement dans deux autres, Etchecolatz, qui exécutait sa peine dans une prison ordinaire, avait été hospitalisé il y a quelques jours. Il est mort à 93 ans sans jamais avoir exprimé le moindre remords. Au contraire, il a toujours revendiqué ses actions sous la dictature au nom du devoir et de Dieu.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles