Migrations en Croatie: la présence de travailleurs népalais, une nécessité économique

Il y a un peu plus de trois ans, face à l'exode de la jeunesse locale, la Croatie a supprimé les quotas pour les travailleurs étrangers. Pays d’émigration, il est devenu pays d’immigration, ce qui ne ravit pas le parti nationaliste DP, en passe d'entrer au gouvernement.

De notre envoyée spéciale à Split,

Abesh et Sandip n'ont que 28 et 27 ans. Ils sont Népalais. L'un est arrivé il y a 8 mois, l'autre est là depuis trois ans. Tous deux travaillent dans une société de livraison à Split dans le centre de la Dalmatie. « Nous avons choisi la Croatie parce que travailler ici, ça représente un gros salaire pour nous. Au Népal, si nous travaillons un mois, nous recevons un salaire de 100 à 200 euros. Ici, nous pouvons assez facilement gagner plus de 1000 euros par mois. Et puis c'est l'Europe. Le mode de vie européen. Les jeunes d'ici, eux, aimeraient aller en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, dans un grand pays pour gagner mieux leur vie. L'argent, tout le monde veut plus d'argent », ironise Sandip qui souhaite s'installer durablement et fonder une famille. Abesh, lui, s'accroche à son rêve de rejoindre la Légion Étrangère française.

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