Migrants : la "seule préoccupation" de SOS Méditerranée "est de sauver des vies"

"Pendant la phase la plus aiguë de la pandémie de coronavirus, la question de la Méditerranée centrale a totalement disparu alors que c’est l’axe migratoire le plus mortel au monde. Et cela n’a pas cessé pendant l’épidémie. Il y avait donc urgence à reprendre les sauvetages en mer Méditerranée", explique Sophie Beau, cofondatrice de SOS Méditerranée. "Ce n’est pas une formalité de reprendre la mer dans ce contexte. Il a fallu constituer une nouvelle équipe médicale d’abord, puis la placer en quatorzaine préventive. Et tout réorganiser sur le navire pour qu’on minimise les risques de propagation du coronavirus une fois les réfugiés à bord si certains sont porteurs du virus", détaille la directrice générale de l'ONG. 31 618 personnes sauvées en cinq ans 16 724 migrants sont entrés en Europe par la mer en 2020, une hausse de 16% en un an, selon l’Organisation internationale pour les migrations. 256 d’entre eux ont péri. "On était impuissant pendant le confinement et malgré tout les départs de réfugiés depuis la Libye continuaient. C’était difficile pour nous tous", commente-t-elle sur franceinfo, mardi 23 juin. 31 618 personnes ont été sauvées par SOS Méditerranée depuis 2016. "Notre seule préoccupation est de sauver des vies et ce devoir d’assistance en mer doit passer avant toute considération politique ou économique", conclut Sophie Beau, qui lance un nouvel appel aux dons.