Migrants refoulés à cheval: Biden promet "des conséquences" pour ces actes "scandaleux"

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Un garde-frontières américain tente d'arrêter un migrant près d'un pont à Del Rio, à la frontière avec le Mexique, le 19 septembre 2021 (AFP/PAUL RATJE)
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Joe Biden, assailli de critiques pour sa gestion de la crise migratoire à la frontière sud des Etats-Unis, a assuré vendredi qu'il y aurait "des conséquences" pour des policiers photographiés en train de refouler à cheval des migrants haïtiens.

"C'est scandaleux", a dit le président américain, resté longtemps silencieux en public sur le sujet, à des journalistes.

"Je vous le promets, ces gens vont payer, il y aura une enquête, il y aura des conséquences", a dit Joe Biden, répondant à des questions posées après une allocution consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Interrogé par une journaliste pour savoir s'il prenait la responsabilité du "chaos" à la frontière, il a répondu: "Bien sûr que j'en prends la responsabilité. Je suis le président. C'était horrible (...) de voir des gens traités de cette manière".

"C'est embarrassant", a-t-il dit avant de se reprendre. "C'est plus qu'embarrassant. C'est dangereux. C'est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous."

"Ce n'est pas qui nous sommes", a indiqué le démocrate, qui avait promis dans sa campagne de traiter avec humanité les questions d'immigration, au contraire de Donald Trump.

Son administration est critiquée de toutes parts alors que les Etats-Unis ont entrepris d'expulser en masse des Haïtiens massés à la frontière.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart haïtiens, s'entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas, où ils vivent sous la chaleur et dans l'insalubrité.

La gauche reproche à Joe Biden sa dureté, la droite conspue ce qu'elle considère être du laxisme provoquant un appel d'air migratoire.

La tension autour de ces sujets est encore montée d'un cran jeudi, avec la démission de l'émissaire américain en Haïti Daniel Foote, qui a dénoncé dans une lettre cinglante des expulsions "inhumaines".

aue/led

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