Migrants : la «lèpre» de Macron provoque la colère des nationalistes

Libération.fr
Le président de la République, Emmanuel Macron, prend la pose jeudi sur le port de Le Guilvinec.

Avant la réunion des dirigeants de l'UE convoquée dimanche, les propos virulents du chef de l'Etat français ont échauffé les esprits en Italie et en Europe centrale

L’Europe, déchirée comme jamais par la question migratoire. A deux jours d’une réunion convoquée en urgence à Bruxelles par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, pour tenter de trouver un compromis sur le traitement des réfugiés, la tension était à son comble vendredi. A Rome, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, faisait savoir que le bateau de l’ONG allemande, le Lifeline, naviguant au large de Malte avec 239 migrants à bord, ne trouverait pas refuge dans son pays. «Les ports italiens ne sont plus à disposition des trafiquants, ouvrez les ports maltais, les ports français», a-t-il lancé, en marge d’un meeting électoral en Toscane.

La veille, à Budapest, les dirigeants du groupe de Visegrád, le club des pays favorables à une ligne dure sur l’immigration (Hongrie, Pologne, Slovaquie et République tchèque) décidait de boycotter la réunion convoquée par Juncker. «Ce mini-sommet est inacceptable, s’est emporté le Polonais Mateusz Morawiecki, ils veulent réchauffer une ancienne proposition que nous avons déjà refusée.» De fait, la Commission estime, comme Paris et Berlin, que tout accord global passe par un «mécanisme de solidarité efficace», c’est-à-dire par l’instauration de quotas de répartition obligatoires des personnes qui auront obtenu le statut de réfugiés. Exactement ce que refusent obstinément, depuis 2015, les quatre de Visegrád.

Ce même jeudi, à Quimper, Emmanuel Macron s’est élevé, en des termes particulièrement peu diplomatiques, contre les gouvernements populistes et leurs alliés. «Vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de les voir réapparaître. […] Ils disent le pire, et nous nous y habituons ! Ils font les pires provocations, et personne, personne ne s’en scandalise !» s’est-il (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Marion Maréchal veut former une «nouvelle élite politique» dans son école
Projet Beaupassage: quand la gastronomie renouvelle l'urbanisme (et vice versa)
Koko s'est tue
Ecoles de Marseille: la solution des négligents
Avec son école à Lyon, Marion Maréchal ambitionne d’offrir une «alternative éducative»