Migrants, inégalités sociales : une Berlinale 2020 marquée par la critique du modèle capitaliste

franceinfo Culture avec agences

Du rêve chimérique de migrants à l'exploitation de la pauvreté par les détenteurs du pouvoir, les critiques acerbes du modèle capitaliste et des inégalités de classe sont omniprésentes à la Berlinale, le festival du film de Berlin, qui s'achèvera le 1er mars 2020.

"S'il y a une prédominance de tons sombres, c'est peut-être parce que les films que nous avons sélectionnés ont tendance à regarder le présent sans illusion - non pas pour susciter la peur, mais parce qu'ils veulent nous ouvrir les yeux", avait expliqué Carlo Chatrian, le sélectionneur du festival lors de la présentation de la sélection. Cinq films présentés à Berlin, emblématiques de cette tendance.

"Los Lobos", de Samuel Kishi Leopo (Mexique)

Dans Los Lobos, Lucia, une jeune infirmière devenue veuve, fuit le Mexique pour les Etats-Unis avec ses deux enfants en leur promettant d'aller à "Disneyland", incarnation utopique du "rêve américain".

Mais, sans un sou, elle accepte de travailler dans une blanchisserie. Ses enfants, seuls dans un logement miteux d'Albuquerque, au Nouveau-Mexique, s'inventent alors un monde imaginaire, échappatoire de leur quotidien miséreux.


"Les migrants qui font le plus gros du travail sont ceux qui sont invisibles. Quand vous avez de l'argent, vous êtes les bienvenus dans le monde. Quand (...)

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