Migrants face au coronavirus en France : "C'est compliqué de parler de confinement national si on laisse des gens dehors"

Laurent Ribadeau Dumas

Le 24 mars 2020, les pouvoirs publics ont évacué un campement à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), dont "l'hygiène et la promiscuité ( …) faisaient polémique en plein confinement dû au coronavirus", rapporte l’AFP. "Avant l'évacuation, on a assisté à des scènes surréalistes. Les gens présents étaient confinés sans point d’eau et sans sanitaire. Des brigades de policiers à cheval les empêchaient de sortir", a raconté à franceinfo Afrique Louis Barda, coordinateur général de l’ONG Médecins du Monde (MDM). "On agit pour des raisons sanitaires, ce sont des personnes qui sont en promiscuité très forte", a expliqué la préfète Anne-Claire Mialot pendant l’opération. Résultat : quelque 700 migrants, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ont été conduits vers quatre gymnases (deux à Paris et deux en Seine-Saint-Denis) et deux hôtels en Seine-Saint-Denis.

Selon la préfète, les gymnases ont été agencés de sorte qu'il y ait "un mètre entre chaque lit", et en réduisant le nombre de personnes accueillies par site. Mais lors de l’évacuation, "les mesures de précaution étaient faibles, on n’a pas mis en place les gestes barrière", rapporte Louis Barda. A (...)

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