Migrants : comment le Danemark lutte contre la ghettoïsation

Zéro réfugié, tel est l'objectif du Danemark . Le gouvernement social démocrate mène l'une des politiques migratoires les plus dures d'Europe. Certains quartiers où vivent les étrangers sont même soumis à des règles plus strictes qu'ailleurs. Officiellement, il s'agit de lutter contre les ghettos et de favoriser l'intégration.

>> LIRE AUSSI - Immigration : "L'Europe ne sera plus qu'une petite péninsule au nord de l'Afrique"

Des peines 2 fois plus lourdes pour les étrangers

À Copenhague, dans l'un des quartiers touchés par ces règles, les rues sont propres, les maisons sont modernes et les vélos colorés sont soigneusement garés. D'apparence, rien n'indique qu'on se trouve dans un ghetto. Mais ici, plus de 50% de la population est d'origine non occidentale. Pour Aïcha, spécialisée dans l'accès aux droits des habitants, une loi plus stricte s'applique dans ces pâtés de maisons. "Si quelqu'un commet un crime ici, il aura une peine deux fois plus lourde que quand un crime ou un vol est commis ailleurs. Vous êtes obligés de mettre votre enfant à la crèche quand il a un an sinon l'État coupe les allocations", précise-t-elle.

Pour déposer une demande de résidence permanente au Danemark, il faut y vivre depuis 8 ans, bien parler le danois et travailler à temps plein. Face à cette situation, un Pakistanais marié à une Danoise témoigne. "J'ai repris les études, j'ai des enfants et je travaille. Ce n'est pas facile de tout mener mais pour demander la résidence permanente, on doit ...


Lire la suite sur Europe1