Les “midterms” aux États-Unis révèlent les failles du système américain

Photo PATRICK T. FALLON AFP.

“Tout le monde s’inquiète d’être frappé par des ‘briques’ en provenance des États-Unis.” En utilisant cette formule, l’édito du journal nationaliste chinois Huanqiu Shibao pointe les “nombreux ennuis” créés par les Américains ces deux dernières années. Selon Huanqiu Shibao, les élections de mi-mandat n’étaient auparavant qu’une affaire intérieure américaine, qui n’intéressait guère le monde extérieur. Or, relève l’éditorialiste, cette année ce scrutin “a suscité une inquiétude plus générale au sein de la communauté internationale”, ce qui démontre que “les retombées destructives du chaos de la politique intérieure des États-Unis sur la situation internationale sont de plus en plus évidentes”.

Aux antipodes de son attitude concernant la politique chinoise, le tabloïd pékinois dénonce sans réserve la violence de la politique américaine, en accusant le camp démocrate et son adversaire républicain de “kidnapper les électeurs avec leurs langages idéologiques”. En conséquence, “les craintes de la population américaine face à la pire inflation depuis quarante ans et à la récession à venir ont été diluées”.

Des campagnes plus radicales que jamais

D’après l’édito, les pays alliés des États-Unis s’inquiètent que les changements dans le paysage politique de Washington ne conduisent à l’instabilité de leur stratégie et politique étrangères. Quant aux pays qui sont considérés comme des adversaires par les États-Unis, ils ont perdu leurs illusions. Pour ces derniers, la “rotation des partis politiques américains” ne favorisera pas le retour à des relations pragmatiques et rationnelles.

Huanqiu Shibao s’étonne du fait que, deux ans après les “émeutes du Capitole”, les États-Unis soient encore empêtrés dans des troubles politiques internes et que “le risque de violence politique augmente, ainsi que le taux de criminalité”. Le journal constate que, sur les réseaux sociaux, les références à la “guerre civile” ont fait un bond de 3 000 %, et que les politiciens mènent des campagnes plus radicales que jamais.

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