Michel Lafon, compagnon éperdu de Fabienne Kabou

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Au procès de cette femme, jugée devant la cour d’appel du Nord pour avoir abandonné sa fille à la marée montante, le père de l’enfant, critiqué pour sa candeur par les magistrats, a témoigné de son incompréhension et de son désarroi.

Michel Lafon avait commencé une sculpture. Elle représentait sa fille, Adélaïde, en train de courir. Il ne l’a jamais terminée. Le 29 novembre 2013, les policiers ont frappé à la porte de son atelier à Saint-Mandé (Val-de-Marne) et sa vie a volé en éclats. Debout à la barre, l’homme de 71 ans en costume gris promène un regard perdu sur la cour d’assises du Nord où il vient témoigner.

Il a vécu avec une «mère magnifique» qui dorlotait son bébé, avec une «femme adorable et enjouée», pas avec celle qui se trouve dans le box de verre pour répondre de l’assassinat de leur fillette de 15 mois. Alors il hésite entre «commencer par les jours heureux» ou la fin tragique.

«On s’est rencontrés en 2000 à l’occasion d’un dîner organisé par une de ses tantes», choisit-il. Puis il y aura un vernissage, et l’exposition Picasso à Beaubourg. L’ancien trader devenu sculpteur tombe amoureux de Fabienne Kabou, de trente ans sa cadette : «Elle partageait avec moi cet attrait pour la beauté.» Ils ne se quittent plus.

Un jour de 2007, la jeune femme dépose ses valises au milieu des sculptures de bois de l’atelier, en banlieue parisienne. Elle a quitté son boulot d’hôtesse, elle emménage avec lui. «Elle m’a dit qu’elle voulait reprendre ses études de philosophie pendant trois ans, j’ai dit "oui". On s’aimait.»

«Paradis». Dans ce dossier, il y a deux histoires. La première est écrite par le juge d’instruction, Hervé Vlamynck, qui a signé l’ordonnance de mise en accusation. Il a dressé une liste des «éléments à décharge» de l’accusée comme autant de points moralement accablants pour son ancien compagnon. Il y a ainsi «le peu d’implication de Michel Lafon»,«la passivité et l’absence totale de curiosité de Michel Lafon»,«la relative facilité avec laquelle il (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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