MIchel et Jean-Pierre Ohl, frères d’encre

Libération.fr

Rééditions d’ouvrages de l’aîné et sortie d’un polar gothique du cadet

Une providence toute éditoriale réunit Michel et Jean-Pierre Ohl en vitrine des librairies. On réédite Michel Ohl qui, disparu en 2014, a mené sa vie littéraire largement à l’écart des maisons parisiennes et de la célébrité. La Table ronde reprend La poule pond et Sonica mon lapin, recueille sous le titre de Petites scènes de la vie en papier un choix de textes aussi drôles que désespérés, tandis que la revue Capharnaüm reprend un long entretien que l’écrivain avait accordé à Dominique Noguès. Jean-Pierre, lui, «c’est l’écrivain de chez Gallimard» comme disait, non sans fierté, son aîné de presque quinze ans. Il signe son quatrième roman : le Chemin du diable.

«C’est Joseph Kessel, qui, le premier me parla d’un étrange jeune homme : l’amour de la littérature le disputait à la mort», écrit Louis Nucéra en préface à Pataphysical Baby qui sort chez Lattès en 1974. Michel Ohl lui évoque Alfred Jarry, Jacques Vaché, Jacques Rigaut, Antonin Artaud et pendant une dizaine d’années, Nucéra aide la publication de textes étonnants titrés : Zaporogues, Sacripants !, Traité de tous les noms. Michel Ohl a essaimé aussi ses «ripopées» dans nombre de revues comme les Cahiers du Schibboleth, il a même créé une petite maison d’édition Schéol (chez Ohl), avant de trouver refuge dans la belle collection «la Tête reposée» de Pierre Ziegelmeyer chez Plein Chant en compagnie de Queneau, Scutenaire, Pol Bury.


«Pataphysicien». L’écriture de Michel Ohl est «l’une des contrées les plus étranges, les plus drôles et les plus originales de la littérature française contemporaine», écrit son frère en préface de la Poule pond. Les adjectifs qui lui sont habituellement accolés - «fou littéraire, pataphysicien, mystificateur» - ont néanmoins pour effet d’occulter l’écrivain. Loin d’être un «fou littéraire» au sens de Queneau, il est d’abord un intense lecteur qui, enfermé dans sa chambre à Onesse-Laharie, dans les Landes, a dévoré (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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