Michel Houellebecq visé par une plainte de la grande mosquée de Paris

Michel Houellebecq lors du spectacle « Existence a Basse Altitude », réalisé dans le cadre de la 46e édition du festival de musique Printemps de Bourges, le 20 avril 2022.
GUILLAUME SOUVANT / AFP Michel Houellebecq lors du spectacle « Existence a Basse Altitude », réalisé dans le cadre de la 46e édition du festival de musique Printemps de Bourges, le 20 avril 2022.

JUSTICE - Les propos de l’écrivain français ne passent pas. Comme l’a fait savoir ce mercredi 28 décembre le compte Twitter de la grande mosquée de Paris, une plainte a été déposée contre Michel Houellebcq pour des propos tenus dans la revue du philoso phe Michel Onfray en novembre dernier.

Chems-eddine Hafiz, recteur de la grande mosquée de Paris annonce en effet dans un communiqué qu’une plainte « pour provocation à la haine contre les musulmans » a été déposée contre l’auteur dAnéantir auprès du procureur de la République de Paris. L’institution religieuse estime que les « phrases lapidaires de Michel Houellebcq sont inacceptables et d’une brutalité sidérante ». Et ajoute qu’« elles ne visent pas à éclairer un quelconque débat public mais à attiser les discours discriminatoires, et les actes ».

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Cette plainte fait suite à un échange réalisé pour le compte de la revue Front Populaire, lancée en 2020 par Michel Onfray. Lors de cet échange filmé, mais retranscrit par écrit dans le numéro sorti en novembre dernier, Michel Houellbecq et Michel Onfray confrontaient leurs « deux visions du monde dans un but : penser notre époque dans toutes ses dimensions ».

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Anne Hildago soutient la plainte

La grande mosquée de Paris cite ainsi plusieurs passages pour expliquer le fondement de son recours en justice, dont le suivant : « Des gens s’arment. Ils se procurent des fusils, prennent des cours dans les stands de tir. Et ce ne sont pas des têtes brûlées. Quand les territoires entiers seront sous contrôle islamique, je pense que des actes de résistance auront lieu. Il y aura des attentats et des fusillades dans des mosquées, dans des cafés fréquentés par les musulmans, bref des Bataclan à l’envers ».

L’institution religieuse précise d’ailleurs s’appuyer « sur les jurisprudences rendues pour toutes les religions » pour justifier sa plainte, estimant que « le débat n’est plus possible » et que « c’est maintenant la stricte application de loi qu’il y a lieu de demander ».

Après l’annonce de cette plainte, la maire de Paris Anne Hidalgo a fait savoir sur Twitter qu’elle apportait « tout [s]on soutien » au recteur de la grande mosquée de Paris.

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Durant le mois de décembre, l’échange entre Michel Houellbecq et Michel Onfray avait déjà suscité de vives réactions. Allant jusqu’à contraindre la revue à apporter une précision sur la teneur des propos de l’auteur de Soumission, comme en atteste le tweet ci-dessous, posté le 16 décembre dernier.

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Le 12 décembre, Front Populaire avait d’ailleurs annoncé qu’une projection unique du documentaire « Houellebecq-Onfray : la conversation » aurait lieu salle Gaveau, à Paris, le 15 janvier prochain.

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