Pour Michel Houellebecq, Vincent Lambert est mort d'"une médiatisation excessive"

franceinfo Culture avec agences
L'écrivain s'exprime sur cette affaire de société dans une tribune dans Le Monde, qu'il a rédigée avant la mort de Vincent Lambert annoncée jeudi matin, le 11 juillet.

Vincent Lambert, ex-infirmier en état végétatif depuis presque onze ans, mort le 11 juillet après un arrêt des traitements à l'issue d'un long conflit entre deux camps opposés au sein de sa même famille, a été victime "d'une surmédiatisation excessive" et "d'être devenu malgré lui un symbole" du débat sur la fin de vie, s'insurge l'écrivain Michel Houellebecq dans Le Monde.

"Il m'est difficile de me défaire de l'impression gênante que Vincent Lambert est mort d'une médiatisation excessive, d'être malgré lui devenu un symbole", affirme l'auteur culte des Particules élémentaires dans une tribune au Monde, écrite avant l'annonce du décès.

Dans son bref texte, il dénonce une forme d'ingérence de l'État et s'en prend tout particulièrement à la ministre de la Santé Agnès Buzyn qu'il accuse d'avoir voulu "ouvrir une brèche" et "faire évoluer les mentalités".



C'est fait. Une brèche a été ouverte, en tout cas.

Michel Houellebecq

Le Monde

"C'est fait. Une brèche a été ouverte, en tout cas. Pour les mentalités, j'ai des doutes. Personne n'a envie de mourir, personne n'a envie de souffrir : tel est, me semble-t-il, l'+état des mentalités+, depuis quelques millénaires tout du moins", écrit le (...)

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