Michel Houellebecq : “Tout se passe comme prévu dans mon dernier roman”

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Michel Houellebecq : “Tout se passe comme prévu dans mon dernier roman”
PHOTO /AFP / GUILLAUME SOUVANT
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La presse étrangère aime Michel Houellebecq, qui le lui rend bien en lui réservant de temps à autre la primeur d’une intervention ou d’un entretien. Dernier exemple en date, ce commentaire de l’élection présidentielle française écrit pour le magazine Der Spiegel. Publié sur le site l’hebdomadaire allemand vendredi 29 avril, le texte a été repris en italien sur celui du Corriere della Sera et en français par le magazine Le Point.

Perçu par beaucoup comme une sorte de prophète moderne, Michel Houellebecq avait surpris avec son dernier roman, Anéantir, paru chez Gallimard le 7 janvier. À quelques mois de la présidentielle, ses aficionados se demandaient quelle catastrophe ou rupture allait bien pouvoir prédire le grand écrivain. Mais au lieu d’un raz-de-marée de l’extrême droite ou d’une insurrection généralisée, Anéantir imaginait une France relativement apaisée, “qui a reconduit pour un second mandat un président ayant promis de faire de son pays une ‘Start-up Nation’, avant de se convertir aux charmes de l’économie centralisée à la française”, ainsi que le résumait La Repubblica.

Emmanuel Macron et l’arrogance

Un peu moins d’une semaine après le deuxième tour qui a vu la réelection d’Emmanuel Macron, Michel Houellebecq se félicite donc avec une ironie caractéristique : “Au sujet de ces élections, je vais être contraint de m’auto-congratuler un peu en faisant observer que, jusqu’à présent, tout se passe comme prévu dans mon dernier roman. C’était, il est vrai, facile ; disons que c’était une prophétie mineure.”

L’écrivain rend également hommage à la “une splendide” qu’avait consacrée Der Spiegel à Macron en octobre 2017. Interviewé par l’hebdomadaire quelques mois après son accession à l’Élysée, l’intéressé y déclarait : “Je ne suis pas arrogant”. Or pour Houellebecq, “la beauté de ce ‘Ich bin nicht arrogant’ vient de ce que la photo dit exactement le contraire, mais aussi du fait qu’une contre-vérité absolue, prononcée avec suffisamment d’aplomb, peut produire, au-delà de la sidération première, quelque chose comme une révélation.”

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