Michel Galabru mort peu de temps après sa femme : ce drame qui l'avait plongé dans une profonde dépression

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FRANCE - JUNE 25:  Michel Galabru and his wife in Paris, France on June 25, 2007.  (Photo by Frederic SOULOY/Gamma-Rapho via Getty Images)
Michel Galabru mort peu de temps après sa femme : ce drame qui l'avait plongé dans la dépression (Photo by Frederic SOULOY/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ce vendredi 5 août 2022, M6 diffuse "Le gendarme se marie". Un film culte avec Louis de Funès et l’inoubliable Michel Galabru. Décédé le 4 janvier 2016, l’acteur a, dans les derniers moments de sa vie, traversé une douloureuse dépression provoquée par la disparition de son épouse, Claude.

Son caractère, sa voix tonitruante et son pouvoir comique ont fait de lui l’un des acteurs français les plus populaires. Six ans après sa mort, Michel Galabru occupe toujours une place de choix dans le coeur du grand public, mais aussi évidemment dans celui de celles et ceux qui ont eu la chance de le côtoyer en coulisses. Car côté vie privée, Michel Galabru était un époux et père de famille comblé, qui n’a pu supporter que quelques temps le chagrin...

Un début d’histoire d’amour secret

Michel Galabru a été marié une première fois à Anne Jacquot, avec qui il a eu deux fils, Jean et Philippe. Ce n’est que dans les années 70 qu’il fait une rencontre qui va changer le cours de sa vie sentimentale. Celle de Claude, une ex-juge d'instruction. Leurs chemins se croisent sur le tournage du film "La honte de la famille", alors que Claude accompagne sa tante, Micheline Dax. Ensemble, ils auront une fille, Emmanuelle. Mais avant sa naissance, à l’époque de la rencontre fatidique, Michel Galabru, aussi charmé soit-il, est encore marié à Anne Jacquot. Cette nouvelle histoire d’amour devient secrète.

"Il était marié. Et il avait deux fils, Jean et Philippe, qu'il aimait. Mais le destin a voulu que mes parents tombent amoureux. Une passion plus forte qu'eux. ­Pendant longtemps, plus de dix ans, ils se sont vus en cachette, comme des collégiens", avait confié Emmanuelle dans les colonnes de Paris Match.

Et d’en dire davantage sur sa maman et les craintes qu’elle avait ressenties au moment de cette idylle passée sous silence : "Elle était avocate au barreau de Paris. Puis elle est devenue juge d'instruction à Sens et à Nanterre. Présidente de l'association des magistrats instructeurs, elle a travaillé avec Robert Badinter avant de devenir secrétaire général de la cour d'appel de Paris puis de la Cour de cassation. ­Elisabeth ­Guigou, garde des Sceaux, l'a chargée de la communication et des relations avec la presse du ministère de la Justice. Elle a ensuite poursuivi sa ­carrière au tribunal de Paris. Et la ministre lui a remis elle-même la Légion d'honneur. Il menait une double vie et maman ne voulait pas que tout le ministère de la Justice sache qu'elle fréquentait Michel Galabru. Jusqu'au jour où il a osé vivre ouvertement avec ma mère. Il n'a obtenu le divorce, pour rupture de vie commune, que dix ans plus tard."

"Vous ne pouvez pas comprendre à quel point j'aimais cette femme"

Ont suivi quarante années de bonheur. Michel Galabru et Claude ne se sont plus jamais quittés. Et l’acteur a été là jusqu’au dernier souffle de sa belle. Le 13 août 2015, il annonçait le décès de son épouse des suites de la maladie de Parkinson. "Ma pauvre femme est morte après une mala­die atro­ce..." lâchait-il dans un entretien accordé à Nice Matin, écrasé par la douleur. Alors âgé de 92 ans, Michel Galabru semblait plus que jamais affaibli par cette tragédie, ravagé par un deuil impossible à faire et les mois qui ont précédé la mort de son épouse. "On s’y atten­dait forcé­ment parce que c’est une mala­die qui ne pardonne pas… Je ne souhaite à personne cette mala­die de Parkin­son. Sur le moment, on ne voit rien d'inquiétant. Et puis quand ça commence à se développer, c'est affreux (...) C'est comme Alzheimer. Des choses qui ne devraient pas exister".

À cette époque, Michel Galabru avait tenté de tromper un temps la douleur en jouant sur les planches dans la pièce de théâtre "Jofroi". Un choix qu’il expliquait avec émotion : "Qu'est-ce que vous voulez, c'est un moment d'arrêt dans la souffrance. Cela permet de ne pas trop penser pendant qu'on joue. Que voulez-vous... Tout est programmé. Vous ne pouvez rien faire. Nous sommes prédes­ti­nés. C’est en ce sens que s’il y a un dieu, on ne peut pas dire qu’il est gentil..."

Mais la douleur était difficilement supportable. Près de six mois après le décès de Claude, Michel Galabru tirait sa révérence à l’âge de 93 ans. Dans les colonnes de Paris Match, sa fille Emmanuelle revenait sur ses derniers instants teintés par le manque de son épouse : "Papa est parti le jour de l'anniversaire de maman, mais six mois après elle, comme s'il lui faisait le cadeau de la rejoindre ce jour-là pour lui donner la place qu'il n'avait pas osé lui donner de son vivant." Et de poursuivre en dévoilant la réaction déchirante de son père à l’annonce du décès de Claude : "Il a éclaté en sanglots, avant de déclarer: ‘Vous ne pouvez pas comprendre à quel point j'aimais cette femme'." Les six mois qui suivirent, Michel Galabru, épuisé, n’avait eu de cesse de répéter la même phrase : "Je veux être avec elle"...

VIDÉO - Le gendarme se marie

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