Michel Delpuech : la «PP» fait de la résistance

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En mauvais termes avec l’Elysée à cause de son manque de loyauté dans l’affaire Benalla, le préfet de police est sur la sellette. Et le dispositif de sécurité mis en place par le patron de la puissante institution est scruté de près.

Michel Delpuech est arrivé à la tête de la préfecture de police de Paris par accident. Le 17 avril 2017, son prédécesseur, Michel Cadot, fait une chute à vélo et se fracture la hanche. Le poste, l’un des plus sensibles de l’Etat, ne peut pas rester vacant. Delpuech, qui coche toutes les cases du cursus honorum préfectoral, décroche sur un coup du sort et juste avant l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron la plus belle promotion de sa carrière.

Ce sera finalement tout sauf un simple intérim. Ces derniers mois, le haut fonctionnaire a dû affronter trois crises majeures et se retrouve désormais menacé. A quelques mois de la retraite, Michel Delpuech, 65 ans, dirige une institution qui vacille dans une séquence historique pour le maintien de l’ordre. Pour trouver un point de comparaison, les spécialistes de la question renvoient aux événements de Mai 68 ou au soulèvement de la Commune de Paris.

Le 1er décembre, les forces de l’ordre ont dû faire face à une journée entière d’émeutes. Depuis la salle de commandement, au sous-sol de la «PP», le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, et le Premier ministre, Edouard Philippe, comprennent la gravité de la situation. Ils en tirent un seul motif de satisfaction, essentiel : pas de mort. «En matière d’ordre public, plus vous êtes forts et puissants, plus vous pouvez être modérés et doux. Le 1er décembre, on a eu un problème de rapport de forces», dit Michel Delpuech en privé. Dans les rangs des forces de l’ordre, les critiques montent vite sur les erreurs tactiques du dispositif mis en œuvre par le préfet.

«Guérilla urbaine»

A Paris, contrairement au reste de la France, l’ordre public est entièrement piloté par la préfecture. Les commandements des unités (...)

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