Michel Campanella, la chute du dernier parrain

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Sur le Vieux-Port, on l'appelait "le canari". Michel Campanella est en cage. 

Al’abri d’une zone d’activité des plus anonymes, à Aubagne, le long de la départementale qui mène au camp de la Légion étrangère, le garage ne paie pas de mine. Le 23 juin, il a pourtant été le cadre d’une opération « sensible », menée par la brigade de recherche et d’intervention et par la crim’ de la PJ marseillaise, sous le nom de code « Fort Boyard ». Le point d’orgue de deux années d’enquête dans le plus grand secret, pour faire tomber celui que les beaux parleurs présentent comme un « parrain ». Un des hommes forts de la cité phocéenne. Michel Campanella, dit « Canari », 57 ans, a été cueilli alors qu’il partait déjeuner avec quelques amis.

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Depuis vingt ans, il passe pour un membre éminent de l’équipe qui a succédé au clan de Tany Zampa, en activité sur le Vieux-Port des années 1960 à 1980. Autant dire que ce personnage discret, aux photos rares, s’est forgé une réputation. Alors que Marseille se passionnait pour le second tour des élections municipales, il se voyait mis en examen et écroué pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes commis en bande organisée », mais aussi extorsions, recel, blanchiment. A « l’Evêché », où les enquêteurs ont souvent connu des nuits courtes, on se félicite de cette « très grosse séquence » aux « enjeux multiples », sans vouloir entrer dans les détails. Discrétion de rigueur pour des « investigations particulièrement protégées », selon le jargon.

Il se murmure que les frères Campanella se sont occupés du chantier de la Commanderie, le centre d’entraînement de l’O.M.

Au centre de la curiosité des policiers et des magistrats spécialisés, l’achat de deux restaurants, l’un en bord de mer,(...)


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