Michèle Rivasi avertie par EELV après avoir comparé le pass sanitaire à l'apartheid

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Michèle Rivasi lors d'un meeting pour les élections régionales de 2019 (illustration).  (Photo: NurPhoto via Getty Images)
Michèle Rivasi lors d'un meeting pour les élections régionales de 2019 (illustration). (Photo: NurPhoto via Getty Images)

POLITIQUE - L’état-major des Verts prend la polémique très au sérieux. Alors que la comparaison faite par l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi entre l’extension du pass sanitaire et l’apartheid provoque un tollé, la direction d’EELV a décidé d’agir. Lors d’une réunion qui a eu lieu ce mardi 13 juillet, les huiles du parti écolo ont décidé d’adresser “un avertissement” à la députée européenne, a appris Le HuffPost de sources internes.

Une première étape seulement, puisque son cas sera également étudié “dans les jours qui viennent” et “avec sa possible suspension” par le bureau exécutif régional en Rhône-Alpes, qui a désormais son sort entre les mains. Il faut dire que son tweet en réaction des annonces d’Emmanuel Macron a passablement agacé en interne, au point que les dirigeants du parti, à l’image du patron d’EELV Julien Bayou, ont publiquement condamné ces propos.

Le tweet supprimé et des excuses en deux temps

Après avoir tenté d’expliquer le fondement de sa comparaison, Michèle Rivasi a finalement publié un tweet dans lequel elle exprime un mea culpa. “Je dénonce la politique de division qu’opère Macron entre les vaccinés et les non-vaccinés. Je vous prie de m’excuser que, dans ce contexte de discrimination délibérée, mon emploi du terme apartheid ait pu choquer certains”, a regretté l’élue.

Capture des tweets publiés mardi 13 juillet par Michèle Rivasi (Photo: Capture Twitter)
Capture des tweets publiés mardi 13 juillet par Michèle Rivasi (Photo: Capture Twitter)

“La définition du Larousse est pourtant sans équivoque”, a-t-elle ajouté, en omettant toujours (comme dans sa première explication) la deuxième partie de la définition proposée par le dictionnaire, renvoyant au régime de ségrégation raciale instauré en Afrique du Sud en 1913. Des excuses sur la forme, et non sur le fond, qui n’étaient plus disponibles au moment de la rédaction de cet article. Tout comme le tweet initial qui a provoqué la polémique, qui a également disparu de son compte. Selon nos informations, elle l’a retiré à la demande de la direction d’EELV.

En fin de journée, Michèle Rivasi a finalement publié un second tweet d’excuse, sans cette fois faire référence à quelconque dictionnaire. “L’emploi du mot ‘apartheid’ était maladroit. Je tiens à m’excuser d’avoir heurté la sensibilité de nombre d’entre vous. Je reste indignée des annonces du président Macron que je trouve discriminatoires envers les libertés fondamentales de mes concitoyens”, a-t-elle écrit. Reste à savoir si cela convaincra les instances régionales qui devront se pencher sur son cas.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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