Mia, enlevée mardi : le procureur dresse le portrait troublant de sa mère

·2 min de lecture

La petite Mia, enlevée mardi chez sa grand-mère dans les Vosges, est toujours portée disparue. Le procureur a donné une conférence de presse ce mercredi, détaillant la façon dont l’enfant a disparu.

Alors que l’alerte enlèvement a été levée dans la nuit, la petite Mia reste activement recherchée. La fillette de 8 ans est portée disparue depuis mardi. Mercredi, Nicolas Heitz, le procureur d'Epinal, a donné des détails sur cette affaire en conférence de presse. Il a expliqué que la petite fille se trouvait chez sa grand-mère à Poulières, dans les Vosges, lorsque deux hommes ont sonné à la porte vers 11 heures 30. Ils se sont présentés comme des éducateurs de la protection judiciaire de la Jeunesse, et plus particulièrement des Services Territoriaux Educatifs de Milieu Ouvert (Stemo), venus pour vérifier le suivi éducatif de l’enfant. Ils ont gagné la confiance de la grand-mère, qui a la garde Mia, grâce notamment à des documents qui semblaient officiels, portant un entête du Ministère de la Justice. «On a deux individus qui ont mis en confiance la personne qui avait la garde de l'enfant. On ne sait pas comment ils ont pu se procurer des documents avec l'entête du Ministère de la Justice», a commenté le procureur.

Dans le calme, ils ont ensuite pris Mia avec eux, prétextant «un rendez-vous pour l'enfant dans le centre spécialisé». Si sur le coup, la grand-mère n’a pas réagi, elle a rapidement «eu une mauvaise intuition» et a donné l’alerte auprès des services éducatifs qui lui ont confirmé n’avoir envoyé personne chez elle. Au total, trois hommes sont soupçonnés. «De type européen, deux ont entre 25 et 35 ans, l'un serait porteur d'un tatouage en forme de croix au niveau du cou, et un troisième est âgé de 45 à 50 ans», était-il écrit mardi dans l’alerte enlèvement diffusé partout en France.

La mère n'avait plus la garde

Pour le procureur, il est possible que cet enlèvement se soit déroulé pour un motif familial. Et(...)


Lire la suite sur Paris Match