Le meurtrier présumé de Sophie Le Tan, Jean-Marc Reiser, condamné pour subornation de témoin

Le tribunal de Strasbourg.  - Capture Google Street View
Le tribunal de Strasbourg. - Capture Google Street View

Jean-Marc Reiser, meurtrier présumé de l'étudiante Sophie Le Tan en 2018, a été condamné ce mardi à six mois de prison pour subornation de témoin après avoir envoyé une lettre à son ancienne compagne où il l'invitait à "préciser ou modifier" ses précédents témoignages. Il a également été condamné à verser un euro symbolique en réparation à la partie civile.

Le parquet avait requis un an d'emprisonnement et une interdiction d'entrer en contact avec son ancienne compagne à l'encontre de Jean-Marc Reiser, emprisonné depuis 2018 et qui sera jugé par les assises du Bas-Rhin fin juin pour l'assassinat de Sophie Le Tan.

"Ce n'était pas un courrier normal"

Jean-Marc Reiser, 62 ans, écrit régulièrement à celle qui avait partagé sa vie pendant huit ans même si elle ne lui répond jamais, a-t-elle expliqué à la barre. Cette missive, reçue à l'été dernier, l'avait toutefois "fait tiquer", a-t-elle souligné.

"Ce n'était pas un courrier normal, ça m'a fait peur", a-t-elle expliqué à propos de cette lettre rédigée d'une écriture très serrée et contenant plusieurs passages soulignés.

Selon l'accusation, Jean-Marc Reiser l'aurait confiée lors d'un parloir à sa mère, qui l'aurait ensuite postée ou apportée à son ancienne compagne. Ce qu'a nié le prévenu.

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"Cela m'a fait peur: est-ce qu'il envoie des gens chez moi pour mettre des enveloppes dans ma boîte à lettre? J'avais peur qu'après son incarcération il m'envoie quelqu'un pour se venger de moi", a poursuivi son ex compagne.

Un passé judiciaire lourd

Celle-ci a décrit les coups, les colères, les disputes et l'emprise sous laquelle elle vivait durant leur relation, même s'ils n'habitaient pas ensemble.

Jean-Marc Reiser, extrait de sa cellule pour l'occasion, sweat-shirt kaki et regard dur, a avoué avoir écrit la lettre mais assuré qu'il ne s'agissait aucunement d'une menace.

"Tout ce que je dis dans cette lettre c'est dans le dossier, je n'ai rien inventé et je la mets devant ses contradictions", a-t-il affirmé, très sûr de lui. "Pour moi il n'y a aucune pression, aucun chantage."

Jean-Marc Reiser a déjà un passé judiciaire chargé: condamné pour viol à 15 ans de réclusion en 2003, il sera jugé fin juin pour l'assassinat en 2018 de Sophie Le Tan, une étudiante strasbourgeoise de 20 ans qu'il a avoué avoir tuée, après des mois de dénégations. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Article original publié sur BFMTV.com

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